Comptabilité / Comptable

La comptabilité est un outil d'évaluation recensant et communiquant des informations sur l'activité économique d'une entité économique, mais aussi sur les éléments de son patrimoine incorporel, matériel et financier.


Catégories :

Analyse financière - Comptabilité

Définitions :

  • outil de gestion servant à générer les états de synthèse en vue de donner une image fidèle du patrimoine, de la situation financière et des résultats de l'organisme, dans un souci d'harmonisation, de transparence et d'efficacité en matière de gestion. (source : finances.gov)
  • comptable - chaque institution de l'Union sert à désigner un comptable responsable de la bonne exécution des paiements, de l'encaissement des recettes et du recouvrement des créances constatées; de la préparation et de la présentation des comptes; de la tenue de la comptabilité; de la définition des règles et ... (source : ec.europa)

La comptabilité est un outil d'évaluation recensant et communiquant des informations sur l'activité économique d'une entité économique (entreprise, collectivité, association, État, administration publique, etc. ), mais aussi sur les éléments de son patrimoine incorporel (fonds de commerce par exemple), matériel et financier.
Ces informations, le plus souvent exprimées en unités monétaires, sont saisies, classées et agrégées de façon à établir des documents de synthèse (bilan comptable, compte de résultats, ... ). Ceux-ci sont arrêtés chaque année et décrivent surtout la situation financière de l'entité, sa création de richesse mais aussi les flux et l'état de sa trésorerie.

Enjeux et histoire de la comptabilité

Enjeux de la comptabilité

À l'échelle de la nation

La comptabilité cherche à donner l'image de la situation économique de chaque pays par l'agrégation des informations apportées par la comptabilité générale des entreprises et administrations, mais aussi par les comptabilités des divers établissements et collectivités publics.
Au niveau d'un état, il convient par conséquent de distinguer deux types de comptabilité :

À l'échelle de l'entreprise

Historiquement, la comptabilité a en premier lieu été développée pour les utilisateurs commerçants et banquiers. Tout d'abord, c'est une comptabilité de trésorerie qui a été mise en place, puis un suivi des créances et des dettes.
Les informations comptables aident les dirigeants de l'entité, les propriétaires du capital social et les autres personnes intéressées à prendre des décisions de management, surtout sur l'affectation des ressources de l'entité et de ses résultats. Dans la majorité des entités et , surtout dans les entreprises commerciales, la tenue d'une comptabilité est une obligation légale pour des raisons juridiques, sociales ou fiscales. Les comptes des entreprises ne reflètent pas nécessairement leur véritable état de santé, à cause de la possibilité d'opérer une certaine comptabilité créative et des opérations complexes hors-bilan[1].
Deux grands types de comptabilité pratiquées en entreprise ont vocation a être distinguées par leurs fonctions et objectif :

La combinaison de la comptabilité générale, de la comptabilité analytique et de la comptabilité budgétaire peut être nommée comptabilité de gestion.

Histoire de la comptabilité

Article détaillé : Histoire de la comptabilité.

L'enfance de la comptabilité remonte à celle de l'humanité : les Sumériens et Assyriens nous ont laissé de nombreuses tablettes d'inventaires (terres, bétails, hommes). La Bible mentionne l'usage de la comptabilité simple dans l'Évangile selon Matthieu (parabole des talents).

Portrait de Luca Pacioli, attribué à Jacopo de'Barbari.

Luca Pacioli (1445 - 1517) est crédité comme l'auteur du premier livre publié sur la comptabilité. Son Summa d'arithmetica, geometrica, proportioni et proportionalita (Venise 1494), est une synthèse des connaissances mathématiques de son temps dont le livre XI, particularis de computus et scripturis décrit la méthode de tenue de compte des marchands vénitiens de son temps, la comptabilité en partie double. Luca Pacioli n'a fait que codifier plutôt que d'inventer ce dispositif mais il est beaucoup reconnu comme le «père de la comptabilité». Sa description comprend la majorité des éléments du cycle comptable tel que nous le connaissons actuellement ainsi qu'une recommandation précieuse de ne pas aller se coucher avant que les débits n'égalent les crédits ! Ses journaux comportent des comptes pour les actifs (immobilisations, avoirs et inventaires), pour les dettes, pour le capital, pour les dépenses et les recettes ; l'ensemble des catégories nécessaires à un bilan et un compte de résultat. Il présente les écritures nécessaires à une clôture des comptes de fin d'année et n'oublie pas les sujets relatifs comme l'éthique comptable et les centres de coût.

Le premier livre publié en anglais sur le sujet, A Profitable Treatyce called the Instrument or Boke to learn to knowe the good order of the kepyng of the famouse reconynge, called in Latin, Dare and Habere, and, in English, Debitor and Creditor, l'est en 1543 par John Gouge ou Gough à Londres.

Les historiens estiment que la comptabilité à "partie double" est apparue vers 1340 à Gênes. la découverte de l'imprimerie permit de généraliser cette méthode surtout avec les traités de Luca Pacioli, dont le premier ouvrage édité en 1494 sous le titre "Summa di aritmetica, geometrica, proportioni è proportionalita" en décrit les principes fondamentaux dans le chapitre relatif aux transactions et écritures. Depuis cette date, la comptabilité à partie double, quoique s'étant enrichie de développements techniques, n'a pas subi de changement essentiel [... ].

En France, la comptabilité prend un véritable essor au XVIIe siècle avec l'ordonnance Colbert-Savary qui introduit la tenue de comptes obligatoire. Jacques Savary publie Le parfait négociant ou Instruction générale pour ce qui regarde le commerce des marchandises de France et des pays étrangers en 1675. Prenant la suite des Lombards et des Vénitiens, les Français deviennent de redoutables théoriciens de la comptabilité publique. Voici le Projet de dixme royale de Vauban. Actuellement, l'ensemble des entreprises utilisent la comptabilité générale.

Caractéristiques de la comptabilité

Les types de comptabilité

À l'échelle de la nation :

Article détaillé concernant la comptabilité des institutions publiques, voir : Comptabilité publique.
Article détaillé concernant la comptabilité d'une nation, voir : Comptabilité nationale.

À l'échelle de l'entreprise :

Article détaillé concernant l'entreprise (comptabilité financière), voir : Comptabilité générale.
Article détaillé concernant l'entreprise (comptabilité du contrôle de gestion), voir : Comptabilité analytique.

Les normes et principes de la comptabilité

Article détaillé : Plan comptable.
Article détaillé : Principes comptables.

Il est important pour l'investisseur de pouvoir comparer la situation et les résultats des entreprises nationales dont il souhaite acquérir des titres (actions ou obligations) et de pouvoir les comparer avec ceux des autres entreprises du même secteur, quel que soit le pays où il souhaite investir. Inversement, chaque État souhaite disposer d'informations établies selon des méthodes homogènes pour analyser l'apport des entreprises opérant dans le pays, quelle que soit leur nationalité, surtout pour déterminer l'assiette des impôts.

En France, c'est en 1947 qu'est apparue la première norme comptable sous le nom de «plan comptable général» (PCG). La dernière révision d'ensemble de cette norme date de 1999. Au départ, le PCG s'appliquait autant à la comptabilité générale qu'à la comptabilité analytique. Depuis 1999, son champ d'application a été limité à l'unique comptabilité générale. La comptabilité se doit de suivre quelques grands principes ou conventions. Le non-respect de ces principes ou conventions a conduit à des scandales boursiers ou à des faillites prononcées à l'encontre d'entreprises de taille internationale (Enron, Parmalat, Worldcom, Vivendi, etc). Les normes comptables des États-Unis (Financial Accounting Standards - FAS) ont une importance internationale à cause de l'influence économique et financière de ce pays.

À l'international, elles sont devenues nécessaires à cause de la mondialisation des marchés financiers. Les comparaisons internationales des comptes des entreprises dont les titres sont traités sur les marchés financiers mondiaux, exigent que ces comptes soient établis selon des règles semblables. C'est pourquoi l'International Accounting Standards Board établit des "normes de publication de l'information financière" nommées International Financial Reporting Standards (IFRS), anciennement dénommées International Accounting Standards (IAS) et dont l'application est conseillée aux entreprises du monde entier. Un règlement européen datant de 2002 a rendu ces normes obligatoires pour les sociétés cotées établies dans l'Union européenne. Aux États-Unis, les autorités boursières (SEC) s'orientent vers une reconnaissance des IFRS en autorisant les sociétés étrangères appliquant ces normes, à être cotées sur les Bourses américaines.

Comptabilité simple et en partie double

Il existe deux méthodes de comptabilisation : la comptabilité simple et la comptabilité en partie double. Dans l'ensemble des cas, on passe des écritures datées, chiffrées (montant), allouées à un compte, explicitées par un libellé et correspondantes à un document répertorié qui doit toujours en retour pouvoir justifier une écriture comptable (une facture, un relevé de compte bancaire, une feuille d'impôt à payer, etc). Une écriture comptable ainsi justifiée peut alors être opposable à des tiers (État, actionnaires, organisme sociaux, justice, etc).

La comptabilité simple

Elle est basée sur la distinction des recettes et des dépenses et la détermination d'un solde entre le total des dépenses et le total des recettes telles qu'elles apparaissent dans le journal de banque et le journal de caisse.

Chaque événement économique est reporté sur un cahier à deux colonnes :

Ce type de comptabilité dit «de caisse» ne permet pas de faire apparaître les variations de stock (et, d'une façon plus générale, du patrimoine). Elle ne convient par conséquent que pour gérer un stock dont la valeur est stable ou assez faible, c'est-à-dire pour des particuliers ou de toutes petites entreprises dont les événements économiques sont particulièrement simples (par exemple : un cafetier qui encaisse au comptoir les consommations et rend la monnaie).

C'est néenmoins avec cette technique que l'État français a fonctionné jusqu'en 2001. Cependant, pour ce faire, il avait adopté une variante légèrement plus élaborée. En effet la comptabilité de caisse peut être peaufinée par l'usage du plan comptable, servant à déterminer des sous-totaux et des soldes par catégorie. Le solde général peut alors être subdivisé entre le solde des comptes de bilan et celui des comptes de résultats.

La comptabilité en partie double

Une facture américaine, 1906. Sur la base de ce document, le chiffre d'affaires est augmenté des 17, 6 dollars et la créance client d'autant. Il n'y a pas encore eu de règlement (la facture stipule un décompte de 2% pour paiement anticipé).
Article détaillé : Comptabilité en partie double.

La comptabilité en partie double est une technique qui fonctionne sur la correspondance entre des ressources et leur emploi, entre une origine et une destination. Elle est basée sur l'idée que chaque chose peut être interprétée comme un nombre correspondant au prix d'achat ou de vente et sur le fait que chaque opération comptable est un enregistrement réciproque et simultané de deux évènements : un débit (étymologiquement «ce qui est dû (par l'unité comptable)», soit ce qu'elle possède[2]) et un crédit (étymologiquement «ce qui a été confié, prêté par l'unité comptable», soit ce qui lui est dû, le crédit qu'elle a accordé[3]).

Le non-comptable comprend le plus fréquemment le sens de «débit» et «crédit» à partir de son relevé de compte bancaire où ces termes, tirés de la comptabilité de la banque, représentent le point de vue du banquier : pour lui, un compte créditeur veut dire que la banque doit de l'argent à son client créditeur, et vice-versa. Il faut par conséquent inverser la logique «relevé bancaire» et revenir au sens étymologique pour comprendre ce qu'est le crédit et le débit (ou, alternativement, leur substituer les mots «actif» et «passif»).

On subdivise le plus souvent les opérations en catégories correspondant à des comptes numérotés et libellés que détermine le plan comptable. On peut distinguer les «comptes de bilan» et les «comptes de résultat». Les comptes de bilan correspondent aux emplois de l'entité (les bâtiments, les machines, les comptes clients, les liquidités, les avoirs divers) ainsi qu'à ses ressources (les capitaux propres, les dettes envers les fournisseurs, les organismes sociaux, les salariés, les établissements financiers, etc. ) Les comptes de résultat correspondent à l'activité de l'entité pour produire les richesses inscrites au bilan. On peut distinguer les produits (vente de matières produites ou de services, de marchandises ou production immobilisée) et les charges engagées pour atteindre ces produits (achats de fournitures, d'énergie, de services, frais généraux, cotisations d'adhérents, etc. )

Au niveau des comptes de bilan, le débit représente une richesse financière ou une possession de l'entreprise alors que le crédit représente une dette de l'entreprise, la diminution de son patrimoine ou de sa trésorerie. La somme des débits est égale à la somme des crédits, les comptes de capitaux, au crédit, représentant ce que l'entreprise doit à ses actionnaires.

Au niveau du compte de résultat, le débit représente une dépense (achats, impôts) alors que le crédit représente un gain (ventes, produits financiers). Le sens de «débit» et «crédit» ne doit être, ici, compris qu'en relation avec une écriture symétrique au bilan : acheter un bien, c'est créer une dette envers un fournisseur (enregistrée au crédit), la charge comptable sera par conséquent au débit. À contrario, vendre un service, c'est constater que le client doit de l'argent et cet avoir (un débit comme on l'a vu) a pour pendant un produit comptable passé en crédit.

Comptabilité et informatique

Article détaillé : Progiciel de gestion intégré.
Article détaillé : Logiciel de comptabilité.

L'époque où les comptables utilisaient toujours des «livres» et des «journaux» sur support papier est révolue. Les avancées en informatique ont permis des gains de productivité phénoménaux en la matière. Aucune entreprise ne peut actuellement se passer d'un progiciel comptable qui automatise la saisie des opérations comptables et permet d'établir rapidement les états comptables les plus courants : le bilan, le compte de résultat, un tableau des flux de trésorerie.

Souvent on y associe un reporting plus ou moins élaboré suivant les besoins de l'entreprise pour synthétiser les données de la comptabilité analytique. Ce progiciel couvre quelquefois des besoins de gestion plus étendus, tels que le suivi des investissements, les tableaux d'emprunts, l'analyse financière, la gestion prévisionnelle, l'analyse des écarts entre prévisions et réalisations, etc.

Plus ce logiciel comporte de fonctions, plus il se rapproche de la définition d'un PGI (progiciel de gestion intégré).

Plus il y a peu de temps, à l'heure de l'Internet et du travail collaboratif en réseau (Groupware), apparaissent les applications de comptabilité en ligne de type ASP (Application Services Provider) qui permettent de partager sur le web en temps réel le travail du comptable d'entreprise, de l'expert comptable réviseur et des auditeurs commissaires aux comptes.

Comptabilité pour programmeurs

Selon Linda Boisvert, directrice de la programmation en gestion à l'école de formation professionnelle et continue NAIT à Edmonton au Canada[4], le plus grand défaut des informaticiens est de ne pas savoir quelles sont les conséquences de ce qu'ils font sur le reste de l'entreprise !

Cela est particulièrement compréhensible lorsque un informaticien travaille sur un logiciel comptable sans comprendre les bases de la comptabilité pour programmeurs.

Qu'est-ce que la comptabilité ?

La comptabilité est une science qui étudie l'enregistrement des transactions financières dans les livres comptables, le regroupement des transactions dans les comptes du Grand livre, dans l'objectif de générer les états financiers (bilan comptable, état des résultats) qui représentent scrupuleusement la situation financière de l'entreprise à une date donnée. Une page supplémentaire aux états financiers, nommée Rapport du vérificateur, fait état, si elle est présente, du fait que les états financiers représentent scrupuleusement la situation financière de l'entreprise à une date donnée. Si ce rapport n'est pas présent, il faut se méfier de la valeur des états financiers.

Les principes comptables

La manière d'exercer la comptabilité est encadrée par des principes nommés "Principes Comptables Le plus souvent Reconnus" (PCGR). Ces principes s'appliquent aux entreprises à capital fermé (i. e. non cotées à la bourse) et un certain droit d'adaptation des principes comptables s'est vu consacré selon les circonstances spécifiques. Par contre, dans le cas des entreprises cotées à la bourse, de nouvelles normes, nommées "Normes internationales d'information" (IFRS) entrent en vigueur le 1er janvier 2011 pour les pays qui ont décidé d'adopter ces normes, soient plus d'une centaine de pays, incluant le Canada, l'Union Européenne, le Japon. Ces normes doivent subir des modifications en 2012, 2013, 2014 pour se rapporcher des normes en vigueur aux États-Unis qui n'ont pas encore adopté les normes IFRS, jugeant leurs normes actuelles plus valables. Les nouvelles normes ont comme caractéristiques importantes de laisser plus de place aux principes et moins de place aux règles (ex. imposer un plan comptable pour une catégorie d'entreprise). L'augmentation de la latitude du comptable dans l'exercice de son jugement professionnel, au niveau de l'application des principes, permettra aux états financiers de refléter plus scrupuleusement la situation financière réelle de l'entreprise mais pourrait aussi faciliter la manipulation ayant des effets contraires. En vertu du principe comptable de la continuité, les états financiers de 2010 devront être présentés selon les nouvelles normes pour permettre la comparaison entre 2011 et 2010. Ces nouvelles normes vont favoriser la mobilité des comptables à travers le monde.

Les principes comptables expliqués ci-après se rapportent aux PCGR.

Principe comptable de la personnalité de l'entreprise

Pour exécuter et comprendre correctement la comptabilité d'une entreprise, il faut voir l'entreprise comme une personne différente de son propriétaire même si, légalement, l'entreprise et son propriétaire peuvent être la même personne. A titre d'exemple, un propriétaire unique peut posséder une entreprise de vente d'équipements informatiques. Dans ce cas, les revenus de l'entreprise sont légalement les revenus du propriétaire et les dettes de l'entreprise sont légalement les dettes du propriétaire.

Au point de vue comptable, il ne faut pas voir les choses de cette façon.

L'objectif de la comptabilité est de produire des états financiers (bilan et état des résultats) qui représentent scrupuleusement la situation financière de l'entreprise pour fin de prise de décision.

A titre d'exemple, si le même propriétaire possède aussi une cordonnerie, il a aussi d'autres revenus, dépenses, dettes, etc.

Il est évident que, pour fin de prise de décision dans chaque entreprise, il ne faut pas mélanger les revenus de l'une et de l'autre, les dépenses, les dettes. Qui plus est , il ne faut pas mélanger les dépenses d'affaire avec les dépenses personnelles, etc.

C'est pourquoi, en vertu du principe comptable de la personnalité de l'entreprise, une entreprise est reconnue comme une personne comptable différente d'une autre entreprise comptable et différente de son propriétaire.

Il s'ensuit que l'état des résultats de l'entreprise de vente d'équipements informatiques contient les produits (revenus) de l'entreprise de vente d'équipements informatiques, moins les charges (dépenses) de l'entreprise de vente d'équipements informatiques qui ont servi à gagner ces produits; le bénéfice net (produits – charges) de l'état des résultats représente par conséquent le bénéfice de l'entreprise de vente d'équipements informatiques uniquement.

Le bilan de l'entreprise de vente d'équipements informatiques représente les actifs de l'entreprise vente d'équipements informatiques et dit qui a apporté l'argent pour obtenir ces actifs; par exemple, les stocks (actif) sont financés par une dette (passif) qui est le compte à payer au fournisseur; le terrain (actif) est financé par la mise de fond du propriétaire unique (capital) ; si l'entreprise est une corporation, on pourrait dire que le terrain est financé par la mise de fond des actionnaires (Avoir des actionnaires). Capital et Avoir des actionnaires sont identiques. Donc, l'équation comptable doit toujours être vérifiée : actif = passif + capital.

Une entreprise est une personne comptable qui, au fond, ne vaut pas grand chose, pas plus qu'un moineau qui se nomme «Les arpents verts inc.». Ce moineau perché sur un fil électrique a, sous son aile gauche, les actifs qui pèsent comme ce qu'il y a sous son aile droite, (passifs +capital). Si le moineau vend tous ses actifs, il a l'argent pour rembourser ses dettes et remettre la mise de fonds du propriétaire. Dès lors, l'unique richesse du moineau est «le moineau», personne comptable qui se nomme «Les arpents verts inc.». L'ensemble des transactions comptables doivent être comptabilisées en partant du point de vue du «moineau» et non du propriétaire.

Le principe comptable du coût d'acquisition

En comptabilité, l'ensemble des transactions doivent être comptabilisées au coût d'acquisition et supportées par un papier commercial, comme une facture d'achat, etc.

Cette façon de procéder est conservatrice et permet l'uniformité dans la présentation et l'interprétation des états financiers.

A titre d'exemple, lorsque un terrain est évalué à 1000 au bilan, cela veut dire que le terrain a été payé 1000.

Si on pense que le terrain vaut aujourd'hui 5000 , on n'a pas le droit de changer 1000 pour 5000.

Par contre, en vertu du principe comptable du conservatisme, lorsqu'il est évident que la valeur réelle d'un bien (stock, placement, etc. ) est plus basse que la valeur aux livres à la date du bilan (i. e. solde du coût d'acquisition non toujours imputé aux charges des exercices financiers depuis l'acquisition du bien), il faut présenter le bien aux états financiers au moyen d'une valeur la plus proche envisageable de la réalité en vue de permettre aux états financiers de refléter le plus scrupuleusement la situation financière réelle de l'entreprise à la date du bilan financier.

La méthode de correction du coût d'acquisition, par une réserve pour dépréciation, est réversible si la réalité démontre que l'évaluation effectuée fut trop pessimiste.

Par contre, en soi, le coût d'acquisition est toujours préservé aux livres car on soustrait la réserve du coût d'acquisition pour obtenir la valeur aux livres à la date du bilan, laquelle est présentée aux états financiers.

Comme les lecteurs d'états financiers ont été trompés[5], en lisant la valeur des placements au bilan de plusieurs entreprises dans le monde, par exemple, dans le cas des papiers commerciaux adossés à des actifs non bancaire (PCAA), où la valeur réelle était bien plus basse que la valeur montrée au bilan, l'évolution des normes comptables va dans le sens de montrer leur vraie valeur au bilan plutôt que le coût d'acquisition lorsque on a de bonnes raisons de croire que cette valeur est inférieure au coût d'acquisition.

Le principe comptable du conservatisme

Occasionnellemen, il arrive que le comptable puisse choisir de comptabiliser une transaction d'une manière où d'une autre manière selon son jugement. Le jugement du comptable doit être basé sur le principe du conservatisme qui veut dire qu'on doit toujours prendre la décision qui, tout en étant raisonnable, sert à montrer le bénéfice à l'état des résultats le plus bas et la situation financière la moins favorable; tant mieux si la réalité est moins sévère ensuite et sert à montrer un bénéfice plus élevé. Cela permet au lecteur des états financiers de savoir que la situation réelle de l'entreprise est comme le montre les états financiers ou mieux (mais non pire!).

A titre d'exemple, si une poursuite judiciaire a condamné l'entreprise à payer une amende et que le montant de l'amende sera établi par la cour dans la prochaine année financière, le comptable doit estimer l'amende pour les états financiers de l'année courante. Si, selon l'opinion du conseiller juridique de l'entreprise, l'amende peut être 1000, 3000, ou 5000, le comptable devrait comptabiliser 5000. Cela montrera un bénéfice net plus bas pour l'année courante et une situation financière moins favorable que s'il met 1000. Par contre, si, effectivement, l'amende est établie à 1000 par le tribunal l'année suivante, la situation financière du prochain exercice financier sera perfectionnée en conséquence.

Le débit (Dt) et le crédit (Ct)

Qu'est-ce qu'un débit ? Un débit est un emploi de fonds. Des fonds peuvent être employés à augmenter les actifs au bilan (ajout d'un terrain au bilan), diminuer les passifs (payer une dette), diminuer le capital (retrait du propriétaire, dépense d'opérations).

Qu'est-ce qu'un crédit ? Un crédit est une source de fonds. Des fonds peuvent être apportés par la disposition d'actifs au bilan (suppression ou vente d'un terrain au bilan), l'augmentation des passifs (emprunter), augmentation du capital (investissement du propriétaire, revenu d'opérations).

Comme dans un bilan, actifs = passifs + capital, alors, sources de fonds = emplois de fonds, alors total des ct = total des dt.

Il en va de même dans chaque écriture comptable : le total des crédits doit être égal au total des débits, sinon, on dit que l'écriture ne balance pas. En comptabilité, si une écriture ne balance pas, les états financiers (bilan, état des résultats) ne balancent pas; et c'est fréquemment un casse-tête pour les comptables de trouver l'erreur. Heureusement qu'il y a les logiciels comptables qui n'acceptent pas une écriture qui ne balance pas.

Le casse-tête des programmeurs : distinguer entre le dispositif d'inventaire permanent et périodique

Le dispositif d'inventaire permanent est parfait pour les entreprises qui désirent mesurer, immédiatement après la vente, le bénéfice réalisé sur l'article vendu. Cela est le cas de la majorité des entreprises de vente au détail qui utilisent le code universel des produits (CUP) et , grâce à l'informatique, mettent à jour leur inventaire de façon permanente et peuvent générer leurs états financiers chaque soir. Dans le dispositif d'inventaire permanent, il reste un autre problème à résoudre, soit celui de déterminer le coût des ventes du bien qui vient d'être vendu. Il y a plusieurs méthodes : méthode du coût propre (le coût du bien vendu est le coût réellement payé pour acquérir le bien vendu) ; méthode du First in, first out (FIFO) selon laquelle le coût du bien vendu est connu être le coût d'acquisition du bien identique qui est resté le plus longtemps en entrepôt; méthode Last in, first out (LIFO) selon laquelle le coût du bien vendu est connu être le coût d'acquisition du bien identique qui est resté le moins longtemps en entrepôt; méthode du coût moyen pondéré (utilisée par le logiciel Simple Comptable) selon laquelle le coût de la vente est connu être le résultat d'un calcul obtenu en divisant le total du prix d'achat de l'ensemble des biens en inventaire, avant la vente, divisé par le nombre total des biens en inventaire.

Voici trois tableaux montrant le comportement du coût des marchandises vendues (cmv) en dispositif d'inventaire permanent :

ABC inc. Balance de vérification au 31 décembre 2010
DT CT
Encaisse __550, 00
Stocks __800, 00
Équipement 1 600, 00
Comptes fournisseurs __250, 00
Actions ordinaires __600, 00
Bénéfices non répartis __600, 00
Ventes 5 000, 00
CMV 3 000, 00
Dépenses ventes&adm. __500, 00
Total 6 450, 00 6 450, 00
ABC inc. Bilan au 31 décembre 2010
DT CT
Encaisse __550, 00 Comptes fournisseurs __250, 00
Stocks __800, 00 Actions ordinaires __600, 00
Équipement 1 600, 00 Bénéfices non répartis 2 100, 00
Actif total 2 950, 00 Passif et avoir total 2 950, 00
ABC inc. État des résultats pour l'année terminée le 31 décembre 2010
Ventes 5 000, 00
moins :
CMV 3 000, 00
Bénéfice brut 2 000, 00
Moins :dépenses ventes&adm. __500, 00
Bénéfice net 1 500, 00

Remarquez que le Bénéfice net de la période, 1500, 00 s'est ajouté aux Bénéfices non répartis au début de la période, 600, 00, pour donner les Bénéfices non répartis à la fin de l'année 2100, 00. Le transfert du bénéfice de l'année dans le compte Bénéfices non répartis s'effectue par l'écriture de fermeture qui fait partie des régularisations de fin d'année.



Le dispositif d'inventaire périodique ne permet pas de connaître le bénéfice réalisé lors de chaque vente ni de mettre à jour l'inventaire après chaque vente. A titre d'exemple, celui qui vend de la terre, à partir d'un tas de terre, ne peut savoir précisément le coût de la vente lors de chaque vente. L'inventaire est mis à jour périodiquement (ex. à l'ensemble des mois, semestre, ou année) par une prise d'inventaire physique et , donc, on ne peut générer les états financiers que périodiquement, soit après une prise d'inventaire physique. Le coût des ventes de la période est égal à Inventaire au début de la période, plus achats durant la période, moins inventaire à la fin de la période. Il faut par conséquent faire un décompte des bien en entrepôt pour connaître l'inventaire en fin de période. Mais, il y a des malins qui gardent un inventaire constant et , comme l'inventaire du début est toujours égal à l'inventaire de fin, alors le coût des ventes est égal aux achats de la période, ce qu'on peut obtenir en faisant la somme des factures d'achat de la période sans avoir besoin d'effectuer un inventaire de fin de période en entrepôt.

Voici trois tableaux montrant le comportement du coût des marchandises vendues (cmv) en dispositif d'inventaire périodique. Le stock de fin selon une prise d'inventaire s'élève à 623, 00.

ABC inc. Balance de vérification au 31 décembre 2010
DT CT
Encaisse 7 050, 00
Stocks-début 2 500, 00
Équipement 1 100, 00
Comptes fournisseurs 2 050, 00
Actions ordinaires 1 300, 00
Bénéfices non répartis __750, 00
Ventes 10000, 00
Achats 2 800, 00
Dépenses ventes&adm. __650, 00
Total 14100, 00 14100, 00
ABC inc. Bilan au 31 décembre 2010
DT CT
Encaisse 7 050, 00 Comptes fournisseurs 2 050, 00
Stocks __623, 00 Actions ordinaires 1 300, 00
Équipement 1 100, 00 Bénéfices non répartis 5 423, 00
Actif total 8 773, 00 Passif et avoir total 8 773, 00
ABC inc. État des résultats pour l'année terminée le 31 décembre 2010
Ventes 10000, 00
moins :
Stock-début 2 500, 00
Plus : Achats 2 800, 00
moins : Stock-fin __623, 00
CMV 4 677, 00
Bénéfice brut 5 323, 00
Moins :dépenses ventes&adm. __650, 00
Bénéfice net 4 673, 00

Remarquez que le Bénéfice net de la période, 4673, 00 s'est ajouté aux Bénéfices non répartis au début de la période, 750, 00, pour donner les Bénéfices non répartis à la fin de l'année 5423, 00. Le transfert du bénéfice de l'année dans le compte Bénéfices non répartis s'effectue par l'écriture de fermeture qui fait partie des régularisations de fin d'année.

Pourquoi le bilan et l'état des résultats intéressent-ils les gestionnaires ?

Le bilan et l'état des résultats intéressent les gestionnaires comme outil pour la prise de décision.

Par une analyse des ratios financiers, les gestionnaires peuvent prendre des décisions tactiques qui autorisent l'entreprise d'avoir une situation financière aussi bonne ou meilleure que celle de son industrie. La compagnie compare ses ratios avec la normale de l'industrie. A titre d'exemple, au Canada, on peut comparer les ratios financiers de sa compagnie avec la normale de l'industrie selon Dun & Bradstreet, «Principaux cœfficients d'industrie»[6].

La normale de l'industrie, dont on parle ci-après, réfère à une moyenne théorique des entreprises au détail.

Parfois, la normale de l'industrie pour RŒ calcule le ratio en prenant (Bénéfice net/Avoir net tangible) où Avoir net tangible = (Avoir des actionnaires ordinaires - Actifs intangibles) où Actifs intangibles = (Actif total - (Achalandage + Brevets + Droits d'auteurs + Marques de Commerce + Dessins industriels) ). Autrement dit qu'on enlève du bilan les actifs intangibles ou immatériels.

Jugement général

La compagnie n'est pas en bonne position financière. Son endettement trop élevé explique sa bonne liquidité (avant que le temps de rembourser ne vienne) et la très grande rentabilité comparé à l'avoir des actionnaires ordinaires est expliquée par un avoir des actionnaires trop petit comparé à l'actif total. Les ressources abondantes de la compagnie, essentiellement à cause des emprunts, permettent une bonne rentabilité car les intérêts sur la dette sont déductibles d'impôt (comparativement aux dividendes sur les actions qui ne le sont pas) et baissent les dépenses. Par contre, la rentabilité plus grande est contrebalancée par un risque de faillite plus grand lorsque arrivera la prochaine crise économique. La difficulté à percevoir les comptes clients semble indiquer, en plus, ou bien un laxisme dans la collection, ou bien une faible propension des clients pour payer envisageablement à cause d'une insatisfaction comparé au produit ou service ou un contrat de vente pas suffisament rigoureux où les clients tournent les imprécisions à leur avantage. Finalement, la faible rotation de l'actif total indique un manque de productivité comparé aux ressources particulièrement abondantes et mal utilisées.

La certification des comptes et les métiers de la comptabilité

Article détaillé : Audit comptable et financier.

Les informations financières produites par la comptabilité d'une entreprise sont utilisées par nombre d'acteurs économiques : les propriétaires de l'entreprise au premier plan, l'État, les banques et autres prêteurs, mais également les clients et les employés qui peuvent désirer se faire une opinion sur la continuité et la solidité économique de leur partenaire et employeur. Il leur est indispensable d'avoir une image aussi exacte que envisageable des comptes, c'est l'objet de l'audit comptable et financier, mené par les commissaires aux comptes, que de certifier la véracité des informations comptables et financières publiées.

Les métiers de la comptabilité sont par exemple :

Notes et références

  1. Limite de la comptabilité
  2. Selon le Trésor de la langue française informatisé.
  3. Idem.
  4. (en) Vawn Himmelsbach, «Let's get down to business» sur itbusiness. ca, 21 août 2006
  5. (fr)  John Chant, «La crise du PCAA au Canada : incidence sur la réglementation des marchés financiers». Consulté le 1er février 2010
  6. (fr) D&B, «Rapport Principaux cœfficients d'industrie» sur dnb. ca. Consulté le 19 janvier 2009

Voir aussi

Liens externes

Recherche sur Google Images :



"Comptabilité Comptable"

L'image ci-contre est extraite du site logiciels.logitheque.com

Il est possible que cette image soit réduite par rapport à l'originale. Elle est peut-être protégée par des droits d'auteur.

Voir l'image en taille réelle (500 × 375 - 40 ko - jpg)

Refaire la recherche sur Google Images

Recherche sur Amazone (livres) :



Principaux mots-clés de cette page : comptabilité - entreprise - comptable - compte - état - vente - bénéfice - actifs - financier - bilan - coût - total - inventaires - industrie - résultats - financière - principe - dépenses - selon - normes - stock - dettes - produits - crédits - normale - situation - propriétaires - fin - net - période -

Ce texte est issu de l'encyclopédie Wikipedia. Vous pouvez consulter sa version originale dans cette encyclopédie à l'adresse http://fr.wikipedia.org/wiki/Comptabilit%C3%A9.
Voir la liste des contributeurs.
La version présentée ici à été extraite depuis cette source le 04/11/2010.
Ce texte est disponible sous les termes de la licence de documentation libre GNU (GFDL).
La liste des définitions proposées en tête de page est une sélection parmi les résultats obtenus à l'aide de la commande "define:" de Google.
Cette page fait partie du projet Wikibis.
Accueil Recherche Aller au contenuDébut page
ContactContact ImprimerImprimer liens d'évitement et raccourcis clavierAccessibilité
Aller au menu