Bien public

Un bien public est, en science économique, un bien ou un service dont l'utilisation est non-rivale et non-exclusive c'est-à-dire ...


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Un bien public est , en science économique, un bien ou un service dont l'utilisation est non-rivale et non-exclusive c'est-à-dire[1] :

Le contrôle des épidémies ou la défense nationale sont des archétypes de bien commun.

La notion de bien public est une des quatre catégories issue du découpage selon l'exclusion et la rivalité, les trois autres étant le bien de club (non-rival exclusif), le bien commun ou bien public impur (rival non-exclusif), et le bien privé (rival exclusif).

On parle aussi de bien public mondial (ou bien public global), pour des biens public particulièrement étendu (par exemple : la qualité de l'air, la biodiversité, la situation climatique mondiale, ... [2]), quoique cette notion soit l'objet de critiques virulentes et loin d'être stabilisée et unifiée[3].

Classification des biens

Selon que le bien est rival ou non, excluable ou non, il est classé différemment :

Classification des biens
Bien excluable / excluabilité Bien non-excluable / non-excluabilité (bien public)
Rivalité Bien privé Bien public impur ou Bien commun
Non rivalité (bien collectif) Bien de club ou Bien à péage Bien public pur ou Bien collectif pur

Dans un monde fini et techniquement évolutif, ces deux conditions (non-rivalité, non-excluabilité) sont rarement absolue. Chaque bien est un construit socio-historique et économique[4] qui peut aller du purement privé au bien public mondial pur en passant par tout un continuum :

Le même bien sera par conséquent, selon les conditions, un bien public pur (assez loin des seuils) ou un bien public impur (un seuil est franchi à partir duquel la rivalité -- peut-être l'excluabilité -- apparait)  ; comme bien public à libre accès peut faire l'objet de gaspillage, l'évolution spontanée de la situation peut aisément la rapprocher d'un seuil où le bien cesse d'être un bien public pour devenir un bien commun qui pose des questions de gestion différentes.

Un bien public, dit autant collectif, est un bien qui n'est pas divisible et dont le coût de production ne peut être imputé à un individu surtout, ce qui rend complexe, ou alors impossible, la fixation des prix. La consommation de ce bien par un individu ou par plusieurs est semblable : un consommateur supplémentaire n'implique par conséquent pas un coût supplémentaire pour l'opérateur.

À l'inverse du bien public, le bien privé est excluable et , le plus fréquemment, rival (n'importe qui ne peut pas en profiter en même temps ; cette condition n'est pas strictement indispensable, mais si ce n'est pas le cas l'incitation pour maintenir l'exclusivité est plus faible). Il peut faire l'objet d'échanges, durant lesquels sa propriété (ou son usage) change de mains. Exemples de biens privés : logement, habits, voitures, jouets, etc.

Bien public et service public

Les notions de service public et de bien public n'ont totalement aucun rapport l'une avec l'autre. Un service public peut apporter des biens dans n'importe quelle des quatre cases du tableau croisant excluabilité et rivalité, tandis qu'un bien public peut aussi être le fait d'une opération complètement privée (exemple : radiodiffusion).

Prix du bien public

Même s'il n'est pas envisageable d'empêcher quelqu'un d'utiliser le service, il est quelquefois envisageable de savoir qu'il l'a utilisé, ou alors quelle quantité a été consommé : dans ce cas, le bien public peut faire l'objet d'une facturation classique, au forfait dès que l'usage est constaté, ou alors à l'unité réellement consommée.

Dans le cas opposé, le bien n'a pas de demande identifiée, ce qui est économiquement équivalent à un prix nul. Cela ne pose pas de problème tant qu'il s'agit d'un bien naturel (et qu'il n'est pas encore épuisé... ), par contre, pour un bien qui résulte d'un travail de production, cela veut dire qu'il faut trouver une autre source de financement :

  1. identifier les bénéficiaires par un moyen théorique quelconque (par exemple, on peut supposer que n'importe qui profite du bien, ou que tout propriétaire d'une télévision profite du service de télédiffusion),
  2. forcer, par un dispositif ou un autre (corvée ou impôts), les bénéficiaires à contribuer à la production ;

Ces différentes sources ne sont bien entendu pas exclusives (exemple : la télévision, qui peut bénéficier à la fois d'une redevance, de ressources publicitaires, et d'une subvention financée par l'impôt).

Quel que soit le financement, c'est le prix de production qui est le facteur déterminant. La façon dont ce prix sera réparti entre les différents financements dépend de considérations macro-économiques ou idéologiques, et non de calculs irréfutables. La doctrine administrative française, par exemple, telle qu'enseignée aux hauts fonctionnaires, a longtemps été de facturer l'ensemble des bénéficiaires au coût marginal (celui de la dernière unité produite), ce qui produit mécaniquement un déficit (le coût moyen étant supérieur au coût marginal), et de combler ce dernier par l'impôt. Dans ce cadre, un service comme l'éclairage public ou la défense, qui ne coute rien de plus à apporter à une personne qui plus est , a un coût marginal nul, et sera financé totalement par les impôts.

Les biens de clubs

Article détaillé : Bien de club.

Un bien de club sert à désigner une situation dans laquelle l'avantage qu'un utilisateur retire d'un réseau est d'autant plus important que le nombre d'utilisateurs est important et que les prestations proposées sont apportées. Les entreprises de réseaux sont concernées par les «effets de club».

Exemple :
Cinq voisins achètent une tondeuse en commun. Il n'y aura pas encombrement/embouteillage (ils s'arrangent pour ne pas devoir l'utiliser en même temps), néanmoins ce bien est privé car personne d'autre ne l'utilise.

Notes et références

  1. (en) Public goods, cours de l'Université de Californie (Berkeley) , page 1
  2. Par contre l'eau n'est pas un bien public mondial car s'il n'y a pas d'exclusion envisageable (n'importe qui peut prendre un seau et aller chercher de l'eau dans une rivière, il est matériellement impossible d'empêcher l'ensemble des agents de prendre de l'eau), il y a fréquemment rivalité pour son usage entre les différentes catégories d'utilisateurs.
  3. Jean-Marie Boisson, Cours sur les Biens publics globaux, Master 2 Science Politique, spécialité Opérateur coopération internationale et développement, Université Montpellier I
  4. Jean-Marie Boisson, Cours sur les Biens publics globaux, Master 2 Science Politique spécialité Opérateur coopération internationale et développement, Université Montpellier I

Voir aussi

Bibliographie


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La version présentée ici à été extraite depuis cette source le 04/11/2010.
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