Consommation

Dans un premier temps, la consommation sert à désigner en premier lieu l'achat mais c'est aussi un ensemble d'usages des biens, des interactions sociales autour de cet acte d'achat, le plus souvent dans l'objectif de satisfaire des besoins ou des désirs.


Catégories :

Consommation - Sociologie économique

Définitions :

  • Quantité moyenne de produit indispensable pour réaliser un m² d'ouvrage. (source : zolpan)
  • consommer, c'est l'acte d'utiliser un bien ou un service à des fins individuelles ou collectives. - consommer c'est aussi détruire immédiatement ou progressivement un bien ou un service dans l'objectif de satisfaire un besoin (je mange car j'ai besoin de me nourrir...... (source : geronim.free)
Produits alimentaires présentés dans les linéaires d'un supermarché de Portland, Oregon, États-Unis.

Dans un premier temps, la consommation sert à désigner en premier lieu l'achat mais c'est aussi un ensemble d'usages des biens, des interactions sociales autour de cet acte d'achat, le plus souvent dans l'objectif de satisfaire des besoins ou des désirs. Elle est le fait des consommateurs, des entreprises et de l'État. Elle dépend aussi des usages des groupes sociaux, des contraintes de la vie collective, de la construction sociale du marché, mais aussi des effets de la mondialisation.

Cet article propose une synthèse pour appréhender la vie de la consommation, aussi sur bien sur les évolutions de la consommation, des points économistes et des sociologues mais également des politologues, ou encore des religions et sagesses, proposant des analyses plus complémentaires qu'opposées...

Définitions

En économie

En économie, deux types de consommations existent :

consommation intermédiaire
Consommation productive qui va contribuer à la production d'autres biens (ou services).
consommation finale
Quantité des biens et services utilisés qui concourent à la satisfaction directe des besoins des agents individuels, les ménages, soit collectivement (consommation des administrations nommée consommation non marchande). Selon la comptabilité nationale, elle correspond à "l'utilisation de biens et services pour la satisfaction directe des besoins humains", à l'exception des achats de logements comptabilisés comme des dépenses d'investissement et la consommation intermédiaire.

En comptabilité nationale

Selon la comptabilité nationale, la consommation finale totale étudiée au niveau d'un pays réunit :

La consommation finale des ménages ou la consommation privée  : comprend trois éléments : La totalité des dépenses ayant permis l'acquisition de biens et services marchands par les ménages pour satisfaire leurs besoins individuels. La totalité des dépenses pour les biens et services relevant de la production pour usage final propre, les services domestiques, les services du logement produits par les propriétaires occupants, l'autoconsommation acquis auprès des producteurs non marchands.

Elle correspond à des prestations en nature de biens et services cédés gratuitement ou à des prix non significatifs aux ménages (enseignement, santé, action sociale, des services récréatifs ou culturels).

En écologie

En écologie, (c'est-à-dire comme science des écosystèmes en biologie, à ne pas confondre avec écologisme), la consommation sert à désigner l'assimilation, l'ingestion ou l'utilisation par un organisme de ressources naturelles. La consommation entraîne presque toujours la naissance de déchets. Quand de nombreux organismes consomment au même lieu, l'écosystème où la consommation a lieu accumule des déchets. Ces déchets peuvent tandis quelquefois servir de ressources à un ou plusieurs autres organismes. Dans les cas où le cycle biogéochimique est interrompu, des problèmes écologiques apparaissent entraînant l'effondrement ou le déséquilibre de l'écosystème.

Elle correspond aux transferts sociaux non marchands destinés aux ménages.

Cas spécifiques

Quand les ménages consomment ce qu'ils produisent eux-mêmes, même partiellement, on parle d'autoconsommation. Ce cas se rencontre surtout dans l'agriculture respectant les traditions. (Voir agriculture vivrière).

Economie

Place dans l'économie

La consommation, exercée comme fonction économique par les ménages est membre du cycle économique général. Le budget des ménages comporte comme ressources

Ces ressources sont employées pour

On voit par conséquent que la consommation dépend des revenus des consommateurs, mais également de leurs comportements vis-à-vis de l'argent. Ceux-ci sont fréquemment conditionnés par leurs anticipations de revenus futurs et leur confiance générale en l'avenir. Voir consommateurs

L'évolution de la consommation est un élément clé de la conjoncture économique.

La Fonction de consommation keynésienne

Définitions

Pour consommer, les agents économiques, notamment les ménages, doivent disposer d'un revenu.

Ainsi, les ménages perçoivent des revenus du travail (pour les salariés : salaires nets des cotisations sociales, revenus mixtes pour les indépendants professions libérales BIC/BNC/BA (bénéfices industriels et commerciaux/non commerciaux ou agricoles) et des revenus de la propriété (dividendes, intérêts et loyers). La somme forme le revenu primaire. A ces revenus, il faut ajouter les revenus de transfert versé par l'État (prestations sociales) et déduire les impôts directs. On obtient ainsi le montant total des ressources qui restent à la disposition des ménages pour consommer ou épargner : ce montant est nommé Revenu disponible

Les comportements de consommation des ménages sont déterminés en premier lieu par la décision de partage. Ainsi, leur revenu disponible va se partager entre la consommation présente et consommation future (l'épargne). L'analyse keynésienne suppose que la consommation a une importance première dans l'affectation du revenu. Donc, Keynes suppose qu'elle est selon le revenu disponible, soit :

C = c (Yd)

En comptabilité nationale, l'épargne brute des ménages représente la part du revenu qui "reste disponible pour accumuler les actifs physiques et financiers". Elle forme le solde du compte d'utilisation du revenu et a deux composantes : L'épargne financière (avoirs liquides, placements) L'épargne non financière (acquisition de logements, achats de biens d'équipement par les entrepreneurs individuels).

L'épargne est nette quand on déduit l'amortissement du capital des entrepreneurs.

Cette fonction de consommation keynésienne est remise en cause par les travaux de Milton Friedman publiés en 1957 dans Théorie de la fonction de consommation. Tandis que le keynésianisme dominait, il remit en cause cette fonction et en souligna les imperfections. A la place il formula surtout l'hypothèse de revenu permanent, qui postule que les choix de consommation sont guidés non par les revenus actuels mais par les anticipations que les consommateurs ont de leurs revenus. Ces anticipations étant plus stables, elles ont tendance à lisser la consommation, même lorsque le revenu disponible baisse ou augmente. Ces travaux furent spécifiquement remarqués car ils remettaient en cause la validité des politiques conjoncturelles de relance de la demande et le multiplicateur d'investissement keynésien[1].

Sociologie

La sociologie considère la consommation comme un acte essentiel de la vie en société, en particulier dans le contexte de la société de consommation. Elle étudie la consommation sous un angle peut-être non financier, étudiant surtout, les motivations de la consommation, les influences, l'usage des biens et services consommés, leur rôle symbolique.


Parmi les théories sociologiques de la consommation, figurent :


Si la théorie classique postule que consommation et qualité de la vie sont liées, certaines enquêtes relativisent ce postulat. Selon l'enquête Trend Observer 2008 de l'institut Ipsos, six français sur dix sont d'accord avec l'idée que, pour perfectionner la qualité de vie, il faut diminuer la consommation[2].

Philosophie

La philosophie pose surtout la question de la consommation d'un point de vue moral.

Les religions portent le plus souvent un regard assez distancié, voir critique, vis-à-vis de la consommation qui représente l'attachement aux biens matériels du monde et risque par conséquent, à leurs yeux, de détourner l'Homme d'autres valeurs.

Dans le judaïsme, l'économie du Sabbat et les leçon de la manne apportée par Dieu lors de la traversée du désert par les Hébreux (ne ramasser que ce dont on a besoin, ne pas faire de réserves) ont aussi été interprété comme des appels à la modération de la consommation.

Pour l'Église catholique, le synode épiscopal qui a suivi Vatican II a déclaré que la cause philosophique de la société de consommation était un excès d'immanentisme, c'est-à-dire une forme de sensualisme porté exclusivement vers la vie matérielle[3]. Cette forme de matérialisme est apparentée à l'enseignement de Spinoza (réf nécessaire].

Dans le bouddhisme, l'objectif de l'Homme est d'atteindre le Nirvāna, qui se définit par la libération de tout désir matériel, source de souffrance, la fusion par la méditation dans un Tout spirituel qui fait disparaître la personne et la fin du cycle des réincarnations. Ces objectif apparaissent contradictoire avec une consommation de biens et services allant au-delà de ce qu'exige le maintien en forme de la personne humaine.

La société de consommation

Une employée dans un rayon de supermarché

Le terme «société de consommation» est la simplification du terme «société industrielle de consommation dirigée», défini par Henri Lefebvre comme étant l'état du capitalisme selon la Deuxième Guerre mondiale (le Salon des arts ménagers en est le fer de lance au milieu des années 1950).

Une société de consommation est une société dans laquelle l'achat de biens de consommation est à la fois le principe et la finalité de cette société. Dans celle-ci, le niveau moyen de revenu élevé satisfait non seulement les besoins reconnus comme essentiels (alimentation, logement, éducation, santé, …) mais il permet aussi d'accumuler des biens (par plaisir, pression sociale ou publicitaire) et de les utiliser ou juste les montrer (pour des raisons esthétiques ou autres), dépenses que certains jugent superflues[4]. Son symbole est l'objet «consommable» qui s'use et qu'il faut renouveler, ou alors l'objet jetable. S'il est envisageable de produire des objets plus résistants, celà augmenterait leur coût et leur durée de vie, ce qui nuirait alors à la consommation.

Critiques

Théories

Pour les opposants à la société de consommation, l'idéologie consumériste se résume ainsi : il faut sans cesse créer de nouveaux désirs et le remède à tous ces désirs est de les assouvir. Et pour assouvir ses désirs, il faut gagner suffisamment d'argent pour pouvoir se le permettre. Cela suppose que, dans cette idéologie, tout est mercantilisable et que l'ensemble des désirs (sous influence publicitaire) et les efforts finissent par être constamment orientés vers un seul et unique horizon : la consommation.

Certaines critiques insistent sur le fait que cette focalisation sur les biens matériels pose un problème moral et philosophique pour le consommateur, une question concernant la finalité de l'Homme et de la vie terrestre.

D'autres critiques insistent sur les implications concrètes de la consommation, à travers ce qu'elle implique en termes de production, transport et distribution. Ces critiques pointent surtout les conséquences en termes de conditions de travail, les conséquences sur l'environnement, les ressources naturelles et la santé. La comparaison du niveau de consommation finale avec la capacité terrestre de production de ressources natruelles et d'absorption de la pollution a conduit à l'émergence du concept de surconsommation.

Sur le plan philosophique, la recherche de bien matériels, quête sans fin, pousserait aussi selon certains au phénomène de surconsommation et s'interrogent sur la différence entre fin et moyens dans notre existence.

Sur le plan scientifique, on évoque l'empreinte écologique de notre consommation : la majeure partie de nos déchets n'est pas traité, certaines ressources naturelles sont en effet épuisées ou en voie de l'être et l'agriculture intensive est un facteur de réduction de la biodiversité.

Sur le plan psychologique, le consumérisme peut entraîner une continuelle frustration (encouragée par les modèles, les jalousies et les désirs alimentés par la publicité) qui génère mal-être et quelquefois les comportements aggressifs qui en découlent.

Sur le plan social, quand la consommation devient la valeur centrale de la société, l'être humain peut devenir lui aussi un "produit" qui doit "savoir se vendre" et qui doit entrer "en concurrence", "en guerre", avec tous et autrui. La cohésion sociale et les valeurs humaines sont alors mises au second plan quand ce principe s'applique sur fond de crise économique et sociale entraînant une pression et une détresse morale, ou alors un isolement social, que même la consommation ne parvient pas à atténuer.

Mouvements critiques de la société de consommation

La critique de la société à orientation consumériste est une critique du "tout quantitatif" (productivisme, standardisation, esprit de concurrence agressive) au détriment de la "diversité qualitative" (biodiversité, développement durable, valeurs et dignité humaines, qualité de vie) quand la consommation devient alors une finalité en soi, un projet de société au lieu d'être un moyen.

Parmi les principaux mouvements critiques de la société de consommation, citons essentiellement les atermondialistes (altermondialisme) et leur célèbre slogan "le monde n'est pas une marchandise", une bonne partie des mouvements écologistes (écologisme) ainsi qu'une partie des partis politique de la gauche qui en critiquent certains aspects.

A ceux-ci s'ajoutent des acteurs critiques qui s'intéressent aux aspects plus spécifiques de l'impact de la société de consommation tels que l'excès de publicité dans le paysage (mouvement antipub, associations contre la publicité abusive, la publicité mensongère ou le sexisme dans la publicité).

Apparu plus il y a peu de temps, le mouvement des décroissants (décroissance), surtout, fait valoir le fait qu'une économie basée sur une croissance exponentielle continue de biens matériels régulièrement renouvelables et l'encouragement à la consommation au-delà des besoins raisonnables, et dont une bonne partie de la production non acquise est jetée, n'est pas compatible avec les limites de la biosphère et l'échéance écologique que représente le réchauffement climatique et proposent de réfléchir à d'envisageables alternatives viables.

Mouvements qui cherchent à rationnaliser les pratiques de consommation

Il existe aussi des mouvements qui tentent de changer les pratiques de consommation : commerce équitable, achats groupés de légumes auprès du récoltant, troc.

Dans une plus large mesure, les politiques encourageant les produits bio, le tri des déchets et les transports moins polluant entrent aussi cette catégorie. On parle alors de consommation responsable dont l'impact sur les écosystèmes serait moindre. Voici aussi les associations de protection des consommateurs.

Certains sites tels que http ://www. achetons-francais. net, sont engagés dans la défense de la consommation enracinée (locale, régionale ou nationale). Les sociétés qui produisent toujours en France y sont recensées, les thèmes liés au made in France sont abordés beaucoup, et les échanges entre professionnels ou spécifiques sont facilités.

Actions

La critique de la consommation se réalise à plusieurs niveaux qui entraînent quelquefois des confusions :

C'est dans cette perspective que rentre la consom'action (néologisme) ou consommation responsable est un phénomène socioculturel récent, essentiellement dans des milieux "alternatifs". Il exprime l'idée selon laquelle on peut "voter avec son caddie" en choisissant à qui on donne son argent, en choisissant de consommer non plus uniquement de manière consumériste, mais en tenant compte du «développement durable».

Défense

Un axe de défense de la consommation, repose sur l'idée qu'il s'agit d'une évolution naturelle et inéluctable des sociétés, issue du progrès technique mais aussi de l'enrichissement généralisé. Vue sous l'angle de la microéconomie, cette défense postule qu'une consommation croissante est le fruit du désir naturel de bien-être matériel de chaque individu.

La défense de la consommation repose aussi sur l'idée que cette décision individuelle, égoïste dans son principe selon le terme utilisé en sociologie de la consommation, abouti à l'enrichissement généralisé de la société. La consommation créé et maintient l'emploi, la hausse du niveau de vie, l'innovation et la créativité humaine, etc. Dans cette perspective, des phénomènes condamnés par la morale classique - le gaspillage, le superflu, l'éphémère, l'exploitation et la redondance - forment en fait des moteurs du développement économique et de l'innovation.

D'un point de vue moral, la quête du superflu serait même l'une des caractéristiques qui distinguerait l'être humain de l'animal, limité dans ses attentes, besoins, envies et aspirations.

La société de consommation a aussi été présentée comme un élément positif d'un point de vue moral par opposition à d'autres modèles sociaux. La quête de biens matériels et leur possession servant à canaliser les passions humaines dans des domaines d'où la violence (au moins physique) serait exclue. D'autre part, les citoyens des sociétés de consommation seraient moins enclins à désirer la guerre compte tenu de ce qu'ils auraient à perdre (biens, niveau de vie).


Droit de la consommation

Même si les plus grands économistes (Adam Smith ou Jean-Baptiste Say surtout) s'accordent à faire du consommateur le premier destinataire, et même «l'unique but de toute production», il faut attendre la décennie 1960 pour voir apparaître, peu après la montée en puissance du mouvement consumériste américain, non seulement des lois de protection du consommateur mais également, en quelques années, une nouvelle branche du droit : le droit de la consommation.


Principes directeurs : Il existe une déclaration de l'Assemblée générale des Nations-Unies, dénommée «principes directeurs des Nations-Unies pour la protection du consommateur» (1999, UNCTAD). Ces principes directeurs décrivent les droits des consommateurs, inspirent les grands principes juridiques qui, désormais, organisent le droit de la consommation et s'imposent aux professionnels :

Ces obligations, d'ordre public, pèsent à la fois sur les entreprises et les pouvoirs publics.


Origines : Il n'est pas contesté que «L'École de Montpellier» (un centre de recherche universitaire) [5] et son fondateur, M. Jean Calais-Auloy (professeur émérite) [6] est à l'origine de cette nouvelle branche du droit, en France, en Europe et même dans le monde. D'autres universitaires européens (Norbert Reich en Allemagne, Ewoud Hondius aux Pays-Bas, Geoffrey Woodroffe au Royaume-Uni, etc. ) ont contribué à «l'europeïsation» de la matière qui, désormais, bien que portant toujours la marque de la «méthode de Montpellier» est principalement façonnée par des textes (directives et règlements) d'origine communautaire.


Domaine – contenu : Constitué entre la fin des années 1970 et le début des années 2000, le droit de la consommation n'est pas encore bien délimité et des questions demeurent toujours : faut-il y inclure les questions immobilières ? Les personnes morales, les professionnels, peuvent-ils l'utiliser pour se défendre ?

Quoi qu'il en soit de ces questions pour spécialistes l'Ecole de Montpellier y intègre :


Objectifs – Effets : Le droit de la consommation a pour objet d'une part la protection de la partie faible du contrat (ordre public de protection) et , d'autre part, l'équilibre global de l'économie de marché et des rapports concurrentiels (ordre public économique), car la consommation représentant 75 % de la demande (et par conséquent du PIB) il est essentiel qu'elle joue son rôle de manière fluide et symétrique[7]. C'est pour cela que, même si quelques milieux d'affaires le contestent pour la forme, le droit de la consommation est non seulement une matière principale mais toujours une branche autonome du droit.

La récente crise des «subprimes» aux Etats-Unis, totalement due à l'insuffisance de règles légales et , surtout, de droit de la consommation, apporte un démenti cinglant à ceux qui auraient aisément diminué les contraintes. Quant aux entreprises, elles appliquent le droit de la consommation pour ne pas être sanctionnées et intègrent dans le prix de revient – et par conséquent le prix de vente finalement supporté par le consommateur – le surcoût que le respect de ces règles leur impose.

Cependant le volume énorme de ces lois protectrices des consommateurs impose aux entreprises une lourdeur de gestion qui les conduit à recourir aux services de juristes spécialisés[8] ainsi qu'à une gestion adaptée[9].


Sources, textes, Code : Le droit de la consommation peut avoir une origine nationale (de moins en moins, sauf les sanctions), européenne (de plus en plus, sauf les sanctions) ou même, assez rarement, internationale. Certains pays se sont pourvus d'un Code, soit totalement nouveau (le Brésil, qui s'est inspiré du «projet de code Calais-Auloy»[10]), soit simple mais utile compilation de textes existants, dans un ordre supposé pratique. Ainsi du Code français de la consommation[11] (mais également italien…). Cependant la méthode de la compilation induit des difficultés d'application car ces textes, venus d'époques différentes, font apparaître des lacunes, des obscurités, des redondances ou même des contradictions.

Les instruments d'origine européenne qui forment désormais la majorité du corpus de textes, font apparaître, eux-aussi, en particulier quand ils émanent de Directives et non de Règlements, les mêmes difficultés, ces dernières compliquant toujours les difficultés du droit national.

L'Ecole de Montpellier a proposé non seulement un nouveau code français, cohérent[12], mais également un code européen (préférablement, pour des raisons tactiques, d'un usage limité aux seuls contentieux transfrontaliers européens).


Formation – Recherche : Il n'existe, en France – et même semble-t-il en Europe – qu'une seule formation pour des juristes spécialisés en droit de la consommation (à l'Université de Montpellier[13]) dont les grandes entreprises, cabinets, administrations, associations de consommateurs, ont désormais besoin.

En consortium avec les Universités de Londres-Brunel, Barcelone, Bologne-Rimini et Timisoara, le Centre du droit de la consommation de Montpellier offre désormais, depuis octobre 2009, sous l'impulsion de la Commission européenne, une formation bilingue, sous quintuple sceau, le European Master in Consumer Affairs, plus orientée vers le management de la consommation.

La recherche en consommation continue dans le monde entier et la Chine commence à s'y intéresser car les règles de consommation peuvent, en idéale conformité avec celles de l'OMC, conduire au rejet, retrait, rappel de marchandises non conformes. Les Nations-Unies (CNUCED, ONUDI, FAO, OMS) tentent de coordonner autant la recherche et la réflexion que l'action (adoption dans les derniers pays qui n'en connaissent pas encore).

Notes et références

  1. Les grands économistes, Jean-Claude Drouin, Presses universitaires de France, 2006, ISBN 2130546250
  2. Etude Trend Observer 2008 d'Ipsos, citée dans Aujourd'hui, les consommateurs y regardent à deux fois, in Les Echos, 2 décembre 2008, page 19
  3. Discours à la rote romaine, Vatican 1991
  4. Société de consommation : société d'un pays industriel avancé qui crée sans cesse des besoins artificiels, (Petit Larousse, 1992)
  5. Centre du droit de la consommation, v. http ://www. dynamiques-du-droit. cnrs. fr
  6. H. Temple, Éloges au Professeur Calais-Auloy, in Liber amicorum Jean Calais-Auloy, Études de droit de la consommation, Dalloz, 2004
  7. V. les travaux de J. Stiglitz, Prix Nobel d'économie
  8. Master 2 Consommation et Concurrence
  9. European Master in Consumer Affairs
  10. J. Calais-Auloy, Proposition pour un code de la consommation, La documentation française, 1998
  11. Loi du 26 juillet 1993
  12. V. note 8
  13. Université Montpellier 1, http ://www. univ-montp1. fr

Voir aussi

Liens externes

Bibliographie

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La version présentée ici à été extraite depuis cette source le 04/11/2010.
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