Épargne

L'épargne est la partie du revenu qui n'est pas consommée. C'est la partie qui ne se détruit pas immédiatement. Dans une acception plus large, elle sert à désigner tout comportement qui inclut un sacrifice dans l'espoir d'obtenir un meilleur rendement futur.


Catégories :

Système bancaire - Macroéconomie

Définitions :

  • argent non dépensé ou mis de côté dans un but spécifique (source : themoneybelt)
  • L'épargne forme la part du revenu des ménages qui n'est pas consacrée immédiatement à la satisfaction d'un besoin mais qui est mise en réserve en vue d'une dépense future. (source : geronim.free)

L'épargne est la partie du revenu qui n'est pas consommée. C'est la partie qui ne se détruit pas immédiatement. Dans une acception plus large, elle sert à désigner tout comportement qui inclut un sacrifice dans l'espoir d'obtenir un meilleur rendement futur[1]. Cependant, cette définition simple de l'épargne cache les discordes théoriques relatives aux déterminants de l'épargne, aux conséquences de l'épargne sur l'économie globale ainsi qu'aux différentes façons de mesurer l'épargne.

Les formes de l'épargne

L'argent épargné est employé sous forme de :

Les déterminants de l'épargne

La question des déterminants de l'épargne fait apparaître une différence principale entre l'approche néoclassique et l'approche keynésienne des comportements économiques. Tandis que pour les économistes néoclassiques, l'épargne est déterminée par le taux d'intérêt réel, pour Keynes et pour les économistes qui s'en réclament, l'épargne dépend seulement du revenu, le taux d'intérêt ne déterminant que la forme de l'épargne (soit de l'épargne thésaurisée soit de l'épargne financière).

L'approche néoclassique des déterminants de l'épargne

Pour les économistes néoclassiques, le niveau d'épargne est déterminé par le taux d'intérêt. En effet, dans le cadre de la théorie néoclassique, l'agent économique cherche à maximiser son utilité et quand il est amené à faire un arbitrage entre consommation et épargne, il va considérer ce que lui rapportera l'épargne, c'est à dire, il va considérer le taux d'intérêt. Si ce dernier est élevé, l'agent sera incité à épargner puisque épargner permettra d'assurer des revenus importants dans le futur. A l'inverse, quand le taux d'intérêt est faible, l'agent a tendance à peu épargner, car l'épargne ne lui rapportera que peu de revenus dans le futur. C'est par conséquent l'épargne qui précède la consommation.

L'approche keynesienne des déterminants de l'épargne

L'approche keynesienne du comportement d'épargne est tout autre : c'est ici la consommation qui précède l'épargne. Le niveau d'épargne n'est pas déterminé par le taux d'intérêt mais par le niveau de revenu de l'agent. Ce dernier consomme en premier lieu et attribue le reste de son revenu (celui qui n'a pas été consommé) à l'épargne ou à la thésaurisation selon le taux d'intérêt i. Si le taux d'intérêt i est élevé, alors l'individu aura une prédilection pour l'épargne. Par contre si le taux d'intérêt est faible, il penchera en faveur de la thésaurisation. Là est la grande différence avec les néo-classiques car Keynes prend en compte le caractère irrationnel des agents économiques avec la thésaurisation.

Les conséquences du comportement d'épargne sur l'économie globale

Le comportement d'épargne n'est pas neutre quant à l'économie appréhendée globalement. En effet, une insuffisance d'épargne peut porter préjudice à l'investissement et par conséquent à l'activité économique dans le futur. A l'inverse, un excès d'épargne peut être préjudiciable à la demande et par conséquent, ici encore, à l'activité économique.

Taux d'épargne

Le taux d'épargne est le rapport entre le montant de l'épargne et le revenu disponible brut.

\text{Taux} = \frac{\text{epargne}}{\text{montant du revenu brut disponible}} X 100

En France, le taux d'épargne des ménages a baissé entre 1980 et 1988, puis après être remonté jusqu'à 15 % en 1992, il est resté stable depuis lors[2].

Citations

«L'épargne est l'origine du capital comme elle est la justification morale du capitalisme, dans la mesure où elle représente une privation, un effort et même un sacrifice. Car celui qui ne consomme pas tout ce qu'il a gagné pense aux autres au lieu de penser à lui-même. Il pense à ses enfants, à ses successeurs. Il pense, sans le savoir à n'importe qui. Il n'y a eu de civilisation qu'à partir du jour où des hommes, au lieu de manger tout le gibier de leur chasse et de se gaver, ont fumé ou salé de la viande, ce qui a permis à la tribu de se livrer à d'autres travaux.» L'Action française du 6 juin 1925, Jacques Bainville.

Notes et références

  1. Pascal Salin, La vérité sur la monnaie, Odile Jacob, p. 13
  2. Les comptes de la Nation en 2006, graphique «Évolution du pouvoir d'achat, des dépenses de consommation et de l'épargne des ménages», INSEE

Annexes

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