Fusion d'entreprises

Une fusion est pour l'entreprise une mise en commun des patrimoines de deux ou plusieurs sociétés, qui aboutit à la constitution d'une nouvelle entreprise ou à une prise de contrôle.


Catégories :

Finance d'entreprise - Consolidation comptable - Comptabilité générale - Comptabilité - Droit des sociétés

Une fusion est pour l'entreprise une mise en commun des patrimoines (une concentration) de deux ou plusieurs sociétés, qui aboutit à la constitution d'une nouvelle entreprise ou à une prise de contrôle.

Il existe plusieurs types de fusions dont les conséquences au plan juridique et fiscal sont différentes. Généralement, ces montages juridiques peuvent revêtir la forme d'une fusion-absorption, d'un apport de titres ou d'un apport partiel d'actif. En faisant abstraction des synergies de l'organisation, il n'existe aucune différence entre les différentes opérations : le groupe est économiquement semblable, quelle que soit la forme adoptée.

C'est pourquoi, suite à la fusion, la valeur de l'actif économique et le résultat d'exploitation consolidé restent inchangés. Aussi, les opérations de fusion n'induisent dans l'immédiat aucune création de valeur et , rappelons-le, ne permettent de dégager aucun flux de trésorerie. Cependant, ensuite, l'opération se traduit sur le plan économique par des synergies ou disynergies, en matière de coûts, de position sur le marché (seuil critique)... L'anticipation que font les actionnaires de celles-ci joue sur la valorisation boursière si l'entreprise est cotée sur un marché organisé.

Les différentes techniques de fusion - Aspects juridiques

la fusion-absorption

La fusion-absorption est l'opération par laquelle une ou plusieurs sociétés, dissoutes mais non liquidées, transmettent à une société existante ou nouvelle, leur patrimoine entier, actif et passif compris. Leurs apports sont rémunérés par l'attribution de droits sociaux représentatifs de la société préexistante ou nouvelle et , peut-être, du versement d'une soulte en espèces ne dépassant pas 10% de la valeur nominale des parts ou actions distribuées.

Le schéma de base d'une opération de fusion entraîne trois effets juridiques différents mais concomitants, à savoir :

L'apport de titres (ou fusion à l'anglaise)

L'apport de titres est une opération par laquelle un investisseur (personne physique ou personne morale) apporte ses titres d'une société A à une société B et reçoit en rémunération des titres de la société B. Au contraire de une fusion-absorption, la société A subsiste et devient une filiale de B, les actionnaires de A devenant actionnaires de B.

L'apport partiel d'actif

Un apport partiel d'actifs est une opération par laquelle une société A fait apport à une société B d'une partie de ses éléments d'actifs (et de passifs), et reçoit en échange des titres émis par la société B. L'apport d'une partie de l'actif à une autre société ressemble à une vente (une cession), au mode de rémunération près. Ici, le paiement s'effectue en actions et la société bénéficiaire augmente son capital du montant de l'apport. Il existe un régime fiscal plus avantageux que celui d'une cession : il s'agit de l'apport d'une branche complète d'activité. Les parties peuvent alors soumettre cette opération au régime fiscal de scissions ; ce qui en diminué le coût fiscal (sursis d'imposition pour les plus-values et dispense des droits d'apports).

Aspects comptables des fusions et opérations assimilées

L'avis n° 2004-01 du 25 mars 2004 du Conseil National de la Comptabilité (CNC) donne de nouvelles règles comptables en matière de fusions et d'opérations assimilées. Cet avis vise principalement la méthode de valorisation des apports et des modifications du traitement du boni et mali de fusion.

La valeur d'apport représente la valeur comptable pour laquelle les biens sont transmis de l'absorbée à l'absorbante. Ceci étant, la détermination de la valeur d'apport dépasse beaucoup l'unique cadre de l'enregistrement comptable mais couvre aussi à la question de l'information comptable, à la présentation des états financiers sans oublier une dimension fiscale importante.

En référence directe aux comptes consolidés, l'opération de fusion est désormais assimilée à une acquisition et implique par conséquent une valorisation des apports à leur valeur réelle. Dans le cas d'une situation de contrôle préalable à la fusion, toujours en référence aux comptes consolidés, la réévaluation des actifs est proscrite et l'apport doit être réalisé à la valeur comptable. Enfin, sans insister sur les détails du traitement des bonis et malis de fusion, ceux-ci sont assimilés respectivement aux notions de «quote-part d'enrichissement» et «d'écart d'acquisition net».

En définitive l'avis du CNC instaure l'obligation, dans les comptes sociaux, de méthodes d'évaluation dévolues jusqu'à désormais exclusivement aux comptes consolidés. L'adoption de cet avis est alors symptomatique d'une volonté de faire converger les méthodes d'évaluation des comptes sociaux vers les normes comptables internationales.

Règles comptables applicables à l'occasion des fusions

La valorisation des apports

Dans une opération de fusion (ou d'apport), il ne faut pas confondre la valeur financière retenue dans la fusion qui sert de référence pour la détermination de la parité d'échange et la valeur comptable à laquelle les actifs sont juridiquement apportés à la société absorbante.

La détermination de la valeur d'échange n'entraîne aucune implication fiscale et comptable pour les entreprises en présence. La détermination n'ayant pour seul but d'établir la parité équitable entre les actions ou parts sociales de l'absorbée et celles de l'absorbante.

La valeur d'apport représente par conséquent la valeur comptable pour laquelle les biens sont transmis de l'absorbée à l'absorbante. Ceci étant, la détermination de la valeur d'apport dépasse beaucoup l'unique cadre de l'enregistrement comptable mais couvre aussi à la question de l'information comptable ainsi qu'à la présentation des états financiers sans oublier une dimension fiscale importante. En effet, la détermination de la valeur d'apport servira de base pour le calcul des éventuelles plus-values de fusion.

En l'espèce, la détermination de la valeur d'apport peut se réaliser selon deux méthodes : la fusion faite sur la base des valeurs comptables et la fusion faite sur la base des valeurs réelles. Par principe, la valorisation doit se faire selon les valeurs réelles mais l'administration fiscale tolère, par dérogation, une évaluation aux valeurs comptables tant que celles-ci peuvent être reconnues comme représentatives de la valeur réelle des actifs transmis.

Jusqu'en 2004, les entreprises pouvaient librement choisir les modalités d'évaluation des apports. Le reglement du CRC applicable, obligatoirement, depuis 2005 est revenu sur cette liberté de transcription. Les valeurs à retenir résultent, de façon impérative, de la situation de contrôle au moment de l'opération et du sens dans lequel elle est réalisée. Les entreprises n'ont par conséquent plus le choix de la méthode de valorisation des apports ce qui limite énormément les opportunités de gestion fiscale de l'opération de fusion.

En imposant implicitement la méthode de valorisation comptable des apports pour l'ensemble des opérations de restructuration internes, les fusions réalisées à la valeur nette comptable devraient beaucoup se multiplier.

Le sens de la fusion et la valorisation des apports

Dans son avis, le CNC a définitivement supprimé le choix comptable entre une valorisation aux valeurs réelles ou aux valeurs comptables. En effet, comme nous l'avons dit auparavant, les apports sont évalués à la valeur nette comptable ou à la valeur réelle selon la nature de la situation contrôle au moment de l'opération et le sens de l'opération.

Pour les opérations sous contrôle commun, les fusions doivent être effectuées sur la base des valeurs comptables. Pour les fusions sous contrôle différent, les fusions doivent être effectuées sur la base des valeurs réelles sauf dans l'hypothèse où la fusion serait faite à l'envers. À une situation donnée correspond une méthode de valorisation des apports. Le CNC met ainsi un coup d'arrêt à l'option entre valeur réelle et valeur comptable pour des considérations de nature fiscale.

Tableau : Notion de contrôle et valorisation des apports
Valeur comptable Valeur réelle
Opérations impliquant des
entités sous contrôle commun

Opérations à l'endroit
Opérations à l'envers


X
X
Opérations impliquant des
entités sous contrôle différent

Opérations à l'envers
Opérations à l'endroit

X



X

La mise en œuvre de ces dispositions commande dans un premier temps d'expliciter la notion de contrôle commun et de contrôle différent, notion empruntée directement au Code de Commerce.

Des sociétés sont reconnues comme étant sous contrôle commun quand une des sociétés participant à l'opération contrôle préalablement l'autre ou quand les deux sociétés sont sous le contrôle d'une même société mère. À l'inverse, deux sociétés sont sous contrôle différent quand aucune des sociétés ne contrôle l'autre préalablement à l'opération ou encore quand ces sociétés ne sont pas sous le contrôle d'une société mère.

Pour apprécier la notion de contrôle, le CNC renvoie au paragraphe 1002 du règlement N° 99-02 du CRC relatif aux comptes consolidés des sociétés commerciales et entreprises publiques. Le CNC rappelle en la matière que le contrôle exclusif est le pouvoir de diriger les politiques financière et opérationnelle d'une entreprise pour tirer avantage de ses activités. Ce contrôle résulte :

Quant au sens de l'opération, le CNC distingue les opérations de fusion à l'endroit ainsi qu'à l'envers. Une fusion est à l'endroit si, après le fusion, l'actionnaire principal de la société absorbante, quoique dilué, conserve son pouvoir de contrôle sur celle-ci : la cible est la société absorbée et l'initiatrice est la société absorbante ou l'une de ces filiales. Inversement, une fusion à l'envers est une fusion dans laquelle, après l'opération, l'actionnaire principal de la société absorbée prend le contrôle de la société absorbante. La cible est la société absorbante et l'initiatrice est la société absorbée ou sa mère. En outre, ces dispositions s'appliquent aussi pour les apports partiels d'actifs.

Si les opérations sont réalisées entre des sociétés positionnées sous contrôle commun, les apports sont évalués par conséquent sur la base des valeurs comptables. En effet, étant donné que la situation de contrôle existe déjà avant l'opération, cette dernière ne fait que renforcer ou maintenir une situation de contrôle. Dans cette logique, qui est reprise aux comptes consolidés, il n'y a pas lieu de réévaluer la totalité des actifs et des passifs. Selon le CNC, cette situation doit s'appliquer que l'opération soit faite à l'endroit ou à l'envers.

Si les opérations sont réalisées entre les sociétés sous contrôle différent, il y a lieu d'envisager de manière différente la situation selon que l'opération soit effectuée à l'endroit ou à l'envers. Si l'opération est effectuée à l'endroit, la situation n'est pas établie avant l'opération et l'opération correspond par conséquent à une prise de contrôle. Dans la logique des comptes consolidés, cette opération doit être traitée comme une acquisition faite sur la base des valeurs réelles.

Si l'opération est faite à l'envers, le CNC indique que, compte tenu des contraintes légales, les actifs et les passifs de la cible (correspondant à l'absorbante ou à la société bénéficiaire des apports) ne peuvent pas être comptabilisés à leur valeur réelle dans la mesure où ils ne figurent pas dans le traité d'apport. Le CNC considère en effet que les actifs et les passifs figurant dans le traité d'apport sont ceux de la société initiatrice et qu'ils n'ont pas à être réévalués.

Le CNC admet une dérogation à ce principe. En effet, que quand les apports doivent être évalués à la valeur nette comptable mais que l'actif net est insuffisant pour permettre la libération du capital, les valeurs réelles des éléments d'actifs doivent être retenues. Ce faisant, un actif net comptable négatif ne saurait être un frein pour la réalisation de la fusion tant que les valeurs réelles des apports sont positifs.

De plus, on retiendra de cette dérogation que les sociétés fortement déficitaires, même sous contrôle de l'absorbante, peuvent toujours effectuer la fusion sur la base des valeurs réelles, et de fait, recapitaliser les capitaux propres. Enfin, cette dérogation sert à maintenir l'éventuel bénéfice à une renonciation au régime de faveur.

Le traitement du boni ou mali de fusion

Les opérations de fusion forment le plus fréquemment, soit la phase finale d'une opération de rapprochement entre deux entreprises dont le processus fut amorcé par une prise de participation de l'absorbante dans le capital de l'absorbée, soit une opération de restructuration entre des sociétés et leurs filiales. Dans ces deux cas, la société absorbante est associée de la société absorbée préalablement à l'opération de fusion.

La difficulté d'une participation de l'absorbante dans l'absorbée réside dans la remise aux associés de l'absorbée des titres de la société absorbante. En effet, cette situation va conduire obligatoirement à la remise à la société absorbante de ses propres titres.

En pratique, la société absorbante diminue l'augmentation de capital à hauteur de sa quote-part de détention des titres de l'absorbée. Ce faisant, la société absorbante rémunère exclusivement les associés autres qu'elle-même.

L'annulation des titres entraîne dans ce cas la constatation d'une plus ou moins value nommée boni de fusion ou mali de fusion. Au plan du principe, le boni ou mali de fusion correspond à la différence entre le prix d'acquisition des titres de l'absorbée par l'absorbante et la valeur d'apport de ces mêmes titres. Si cette différence est positive on l'appelle boni de fusion, mali si elle est négative.

L'avis du CNC a modifié le traitement comptable du boni et du mali de fusion pour les opérations réalisées à partir du 1er janvier 2005.

Le traitement du boni de fusion

D'un point de vue comptable, le boni a longtemps été enregistré comme une prime de fusion complémentaire. Désormais, «le boni est comptabilisé dans le résultat financier à hauteur de la quote part des résultats accumulés par la société absorbée depuis l'acquisition et non distribués et en capitaux propres pour le montant résiduel ou si les résultats accumulés ne peuvent être déterminés de manière fiable. »

La troisième directive européenne vise à supprimer les doubles impositions qui pourraient intervenir dans le cadre de fusion. Par conséquent, l'imposition du boni est alors expressément exclue puis que cela reviendrait à taxer une première fois les résultats chez l'absorbée et une seconde fois lors de l'annulation des titres, le traitement comptable n'a par conséquent aucun effet sur le traitement fiscal.

Le montant du boni de fusion total, déterminé à 100 000 €, est alors ventilé en résultat pour la quote-part de résultats accumulés et non distribués et le reste en capitaux propres.

Ce principe de comptabilisation est en réalité emprunté aux méthodes d'établissement des comptes consolidés. En effet, par ressemblance, la quote-part à inscrire en résultat financier (ici 10.000 euros) correspondrait, en compte consolidé, à la «quote-part d'enrichissement ou réserves consolidées» de la filiale depuis son acquisition par la société mère.

Cette solution admise par le CNC, correspond plus largemen, à une référence directe du traitement comptable des fusions et ceux des comptes consolidés.

De plus, le traitement du mali de fusion est dans ce point de vue toujours plus symptomatique, dans la mesure où il correspond en réalité au traitement de l'écart d'acquisition net.

Le traitement du mali de fusion

En reprenant l'exemple utilisé pour le calcul du boni de fusion, avec comme hypothèse supplémentaire que la valeur comptable des titres soit de 300 000 et non de 100 000, on a :

Le mali de fusion représente l'écart négatif entre l'actif net reçu par la société absorbante à hauteur de sa participation détenue dans la société absorbée, et la valeur comptable de cette participation. Le mali de fusion peut être décomposé en deux éléments :

En application des dispositions du CNC, on a :

Le mali technique est alors comptabilisé à l'actif du bilan, et correspond à l'écart d'acquisition net dans les comptes consolidés. Qui plus est , le suivi du mali de fusion est lié au même formalisme que celui de l'écart d'acquisition : un test de dépréciation et la constatation d'un éventuel amortissement exceptionnel.

Le traitement fiscal de ces amortissements n'est pas encore clairement établi, mais il demeure peu probable que l'administration accepte leur déductibilité. Cela reviendrait, en définitive, à instaurer la déductibilité du «goodwill». Ceci étant, certains pays européens comme l'Italie, admettent cette déductibilité sous certaines conditions.

En l'état actuel des choses, en France, le traitement comptable du boni et du mali de fusion reste sans impacts fiscaux.

Les fusions transfrontalières

La situation présente restreint les possibilités de fusions transeuropéennes

Dans l'Union Européenne, certaines législations excluent ou ne prévoient pas la fusion transfrontalière et d'autres la soumettent à des conditions restrictives. Aux Pays-Bas, en Suède, en Irlande, en Grèce, en Finlande, au Danemark et en Autriche, les fusions transfrontalières sont interdites, obligeant le plus fréquemment la société qui avait vocation à en acquérir une autre de se contenter d'une prise de participation majoritaire dans le capital de cette dernière. En Allemagne, la fusion transfrontalière est envisageable depuis le 20 avril 2007. En France, certains auteurs n'hésitent pas à conclure que les fusions entre sociétés de nationalités différentes sont impossibles du fait de l'incompatibilité des législations applicables.

L'état d'avancée des projets européens

Avant d'entrevoir les incidences du régime européen des fusions sur les législations nationales, il convient de rappeler l'effet juridique d'une fusion transfrontalière. La fusion a pour résultat de transformer la société absorbée en un établissement stable de la société absorbante, localisé dans un autre État membre. Par conséquent la société absorbée sera toujours soumise à la législation de son pays comme établissement stable de la société bénéficiaire.

Dans ce contexte, la totalité des projets européens sur les fusions se fondent alors sur la double obligation d'un cadre juridique commun mais également d'une harmonisation fiscale pour chacun des pays de l'Union Européenne. Ainsi, au plan fiscal, la localisation de l'entité issue du rapprochement dépendra du niveau d'imposition des bénéfices générés par cette entité. À ce titre, la réforme allemande de 2001 sur les distributions mais aussi l'exonération des plus-values sur titres prévues par de nombreux pays (Luxembourg, Allemagne, Italie, .. ) posait un défi important en termes d'attractivité fiscale de la France.

Parallèlement aux mesures d'harmonisation fiscales, un projet de directive européenne datant de novembre 2003 viserait à «combler une lacune importante en matière de droit des sociétés : favoriser les fusions transfrontalières de sociétés commerciales sans que les législations nationales dont elles relèvent, généralement celle du lieu de leur siège principal, ne puissent former un obstacle.» Ce projet vient d'être adopté en première lecture par le Conseil et le Parlement Européens en codécision en novembre 2005 (voir J. O. U. E. n° L 310 du 26 novembre 2005). Cette dixième directive doit être transposée par les États membres au plus tard le 15 décembre 2007. La dixième directive tend ainsi à supprimer les difficultés apparues avec le texte de 1990 surtout sur les différentes transpositions par chacun des États membres. Qui plus est , le projet prend aussi en compte «la obligation affirmée par les instances européennes de perfectionner la compétitivité de l'économie européenne» avec, surtout, la mise en place d'un cadre général facilitant l'activité économique dans l'Union Européenne. Elle comporte peu de règles matérielles et renvoie le plus souvent aux dispositions gouvernant les fusions nationales. Il s'agit principalement d'un corps de règles de conflit. On s'en aperçoit surtout en ce qui concerne la participation des travailleurs où, devant la résistance de la délégation allemande, la directive a opté pour l'application de la règle tant que l'une des sociétés participantes est soumise à une telle règle. Pour l'heure la directive n'a pas été transposée mais, en attendant sa transposition, on doute toujours de son efficacité du fait de la nature de règles de conflit de ses dispositions.

L'impact du projet de directive communautaire sur les fusions transeuropéenne

Le projet de directive sur les fusions vise principalement l'élaboration d'un cadre général d'ordre juridique et fiscal. Les dissonances de régimes liées aux transpositions internes de la précédente directive seront écartées. Ainsi, la liste des sociétés auxquelles la directive a vocation à s'appliquer intègre désormais de nouvelles formes de sociétés ou entités juridiques spécifiques. En effet, l'ensemble des sociétés soumises de plein droit à l'IS seront éligibles au régime de faveur. (en France le régime de faveur est étendu aux sociétés soumises à l'IS sur option)

De plus, la proposition de directive s'attache exactement à la situation de la société européenne en spécifiant que le transfert de siège d'une société européenne d'un État membre à un autre n'aboutit pas directement à l'imposition des plus-values. La proposition de la directive décrit aussi que le régime de report d'imposition des plus-values a vocation à s'appliquer dans l'hypothèse de la filialisation d'une succursale implantée dans un autre État membre.

Enfin, la proposition de directive fait apparaître une nouvelle forme d'opération de restructuration, la scission avec échange d'actions. Dans cette opération, la société procède à l'apport d'une ou plusieurs branches complètes ou autonomes d'activités au profit d'une autre société préexistante, et reçoit en contrepartie des titres. Cette opération correspond en réalité à ce que nous connaissons en France sous la forme d'un apport partiel d'actif portant sur une branche complète d'activité, avec répartition, dans un délai d'un an, des titres reçus en contrepartie (art. 115-2 du CGI). Il reste à préciser que l'adoption de cette directive entraînera d'une part, la fin de la double imposition des plus-values sur titres du fait d'un apport non pas à la valeur comptable mais à la valeur réelle, et d'autre part, la suppression de l'agrément ministériel autorisant la répartition des titres reçus dans un délai d'un an.

Voir aussi

Recherche sur Google Images :



"Fusion d'entreprises"

L'image ci-contre est extraite du site larousse.fr

Il est possible que cette image soit réduite par rapport à l'originale. Elle est peut-être protégée par des droits d'auteur.

Voir l'image en taille réelle (593 × 400 - 48 ko - jpg)

Refaire la recherche sur Google Images

Recherche sur Amazone (livres) :



Principaux mots-clés de cette page : fusion - sociétés - opérations - valeur - apport - comptables - contrôle - absorbée - absorbante - titres - actif - mali - comptes - boni - acquisition - réelle - entreprise - cnc - traitement - directive - situation - consolidé - valorisation - effets - résultat - parts - base - états - fiscale - européenne -

Ce texte est issu de l'encyclopédie Wikipedia. Vous pouvez consulter sa version originale dans cette encyclopédie à l'adresse http://fr.wikipedia.org/wiki/Fusion_d%27entreprises.
Voir la liste des contributeurs.
La version présentée ici à été extraite depuis cette source le 04/11/2010.
Ce texte est disponible sous les termes de la licence de documentation libre GNU (GFDL).
La liste des définitions proposées en tête de page est une sélection parmi les résultats obtenus à l'aide de la commande "define:" de Google.
Cette page fait partie du projet Wikibis.
Accueil Recherche Aller au contenuDébut page
ContactContact ImprimerImprimer liens d'évitement et raccourcis clavierAccessibilité
Aller au menu