Informatique

L´ informatique - contraction d´ infor mation et auto matique - est le domaine d'activité scientifique, technique et industriel en rapport avec le traitement automatique de l'information par des machines telles que les ordinateurs, les consoles de jeux, les robots, etc.


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Informatique - Mot-valise

informatique - contraction d´information et automatique - est le domaine d'activité scientifique, technique et industriel en rapport avec le traitement automatique de l'information par des machines telles que les ordinateurs, les consoles de jeux, les robots, etc.

Le terme «informatique» sert à désigner à l'origine l´informatique théorique : un ensemble de sciences formelles qui ont pour objet l'étude de la notion d'information et des procédés de traitement automatique de celle-ci. En font partie, par exemple, l'algorithmique, le traitement du signal, la calculabilité et la théorie de l'information.

L'automatisation du traitement d'informations est énormément plus ancienne que l'invention de l'ordinateur. Les premières machines de traitement automatisé étaient des machines mécaniques construites au XVIIe siècle.

«La science informatique n'est pas plus la science des ordinateurs que l'astronomie n'est celle des télescopes[1]»

— Edsger Dijkstra

.

Apparu dans les années 1950, le secteur d'activité des technologies de l'information et de la communication est lié à la fois à l'informatique, l'électronique et la télécommunication. Les activités sont la production de matériel informatique - machines et pièces détachées, et de logiciels - procédés de traitement - qui sont conçus pour l'acquisition, au stockage, à la transformation, la transmission et la restitution automatique d'informations. Le secteur apporte aussi de nombreux services liés à l'utilisation de ses produits : enseignement, assistance, surveillance et entretien.

Étymologie

Les anglophones utilisent le terme computer science pour la science (informatique) et la science appliquée (mais aussi l'étude de sa mise en œuvre) [2], [3], [4]. Par opposition à information technology (jadis data processing) qui regroupe l'ensemble des techniques servant à traiter les informations.

Le terme «informatique» est utilisé pour la première fois en France en mars 1962 par Philippe Dreyfus, ancien directeur du Centre National de Calcul Électronique de Bull dans les années 1950, pour son entreprise «Société d'Informatique Appliquée» (SIA), à partir des mots «information» et «automatique»[5], [6].

En France, l'usage officiel du mot a été consacré par Charles de Gaulle qui, en Conseil des ministres, a tranché entre «informatique» et «ordinatique», et le mot fut choisi par l'Académie française en 1967 pour désigner la science du traitement de l'information.

Le terme allemand Informatik est créé en 1957 par Karl Steinbuch qui a publié un essai intitulé Informatik : Automatische Informationsverarbeitung (Informatique : traitement automatique de l'information) [7].

En juillet 1968, le ministre fédéral de la Recherche scientifique d'Allemagne, Gerhard Stoltenberg, prononça le mot Informatik lors d'un discours officiel au sujet de l'obligation d'enseigner cette nouvelle discipline dans les universités de son pays, et c'est ce mot qui servit aussitôt à nommer certains cours dans les universités allemandes[réf.  nécessaire]. Le mot informatica fit alors son apparition en Italie et en Espagne, de même qu'informatics au Royaume-Uni.

Le mot «informatique» a ensuite été repris par la Compagnie Générale d'Informatique (CGI) créée en 1969[8].

Au cours du même mois de mars 1962, Walter F. Bauer inaugura la société américaine Informatics Inc. qui, elle , déposa son nom et poursuivit l'ensemble des universités qui utilisèrent ce nom pour décrire la nouvelle discipline, les forçant à se rabattre sur computer science, quoique les diplômés qu'elles formaient fussent pour la majorité des praticiens de l'informatique plutôt que des scientifiques au sens propre. L'Association for Computing Machinery, la plus grande association d'informaticiens au monde, approcha même Informatics Inc. pour pouvoir utiliser le mot informatics pour remplacer l'expression computer machinery, mais l'entreprise déclina l'offre. La société Informatics Inc. cessa ses activités en 1985, acquise par Sterling Software[réf.  nécessaire].

Évolution du sens

Dans son usage contemporain, le mot informatique - qui sert à désigner originellement la science du calculateur - est un mot polysémique qui sert à désigner tout autant le domaine industriel en rapport avec le calculateur, que la science du calculateur, les produits du domaine industriel et la manipulation de ces produits. Bernard Lang fait une ressemblance au domaine de l'automobile dans lequel nul ne confond la thermodynamique, la technique des moteurs à explosion et le mode d'emploi d'un véhicule automobile (sic).

Les mots science informatique, informatique principale ou informatique théorique sont utilisés pour désigner sans ambiguité la science, alors que technologies de l'information ou technologies de l'information et de la communication sert à désigner le secteur industriel et ses produits. La manipulation des appareils est quelquefois assimilée à de la conduite automobile, comme dans la European Computer Driving License (traduction litérale : permis de conduire un ordinateur) [9], [10].

en anglais computer science sert à désigner la science des calculateurs, alors que information technology sert à désigner le secteur industriel.

Traduction en anglais

L'usage contemporain du terme «informatique» recouvre deux champs disciplinaires différents dans les pays anglo-saxons : les sciences de l'ordinateur (computer science) et «l'informatics» (dont les sciences de l'information sont un sous-domaine) [11]. Le domaine de «l'informatics» s'intéresse à la structure, les algorithmes, le comportement et les interactions des dispositifs naturels ou artificiels qui stockent, traitent et échangent de l'information. Ce champ disciplinaire reste toujours beaucoup méconnu en France comme tel pour quatre raisons principales :

Cependant, la situation pourrait évoluer rapidement avec la naissance de formations où cette distinction est principale, en sciences cognitives surtout.

Histoire

Article détaillé : Histoire de l'informatique.

Les origines

Depuis des millénaires, l'Homme a créé et utilisé des outils l'aidant à calculer (abaque, boulier... ). Parmi les algorithmes les plus anciens, on compte des tables datant de l'époque d'Hammurabi (environ -1750). Les premières machines mécaniques apparaissent entre le XVIIe et le XVIIIe siècle. La première machine à calculer mécanique réalisant les quatre opérations aurait été celle de Wilhelm Schickard au XVIe siècle, mise au point surtout pour aider Kepler à établir les Tables rudolphines d'astronomie.

En 1642, Blaise Pascal réalisa aussi une machine à calculer mécanique qui fut pour sa part commercialisée et dont neuf exemplaires existent dans des musées comme celui des arts et métiers[12] et dans des collections privées (IBM).

La découverte tardive de la machine d'Anticythère montre que les Grecs de l'Antiquité eux-mêmes avaient commencé à réaliser des mécanismes de calcul en dépit de leur réputation de mépris général pour la technique (démentie d'ailleurs dans le cas spécifique des travaux militaires d'Archimède) [13].

Cependant, il faudra attendre la définition du concept de programmation (illustrée en premier par Joseph Marie Jacquard avec ses métiers à tisser à cartes perforées, suivi de Boole et Ada Lovelace pour ce qui est d'une théorie de la programmation des opérations mathématiques) pour disposer d'une base permettant d'enchaîner des opérations élémentaires de manière automatique.

La mécanographie

Une autre phase importante fut celle de la mécanographie, avec la naissance des machines électromécaniques alimentées par cartes perforées de l'Américain Herman Hollerith, qui savaient tout faire sauf de la comptabilité en grandes entreprises (voir Gilbert Bitsch : Liste d'informaticiens et précurseurs de l'informatique), et les machines comptables à doubles entrées, découvertes par Hollerith (voir l'autre aspect de la mécanographie) à la fin du XIXe siècle. Les trieuses et les tabulatrices furent utilisées à grande échelle pour la première fois par les Américains lors du recensement de 1890 aux États-Unis, suite à l'afflux des immigrants dans ce pays dans la seconde moitié du XIXe siècle.

La première entreprise européenne qui a développé et commercialisé des équipements mécanographiques a été créée par l'ingénieur norvégien Fredrik Rosing Bull dans les années 1930. F. R. Bull s'est installé en Suisse, avant de venir en France pour s'attaquer au marché français des équipements mécanographiques. Au cours de la Deuxième Guerre mondiale, René Carmille utilisait des machines mécanographiques Bull.

Les Allemands étaient équipés de machines mécanographiques déjà avant la Seconde Guerre mondiale. Ces équipements étaient installés par ateliers composés de trieuses, interclasseuses, perforatrices, tabulatrices et calculatrices connectées à des perforateurs de cartes. Les traitements étaient exécutés à partir de techniques électromécaniques utilisant aussi des lampes radio comme les triodes. La chaleur dégagée par ces lampes attirait les insectes, et les bugs (terme anglais pour insectes, quelquefois francisé en bogue) étaient une cause de panne courante. Ce n'est que suite à l'invention du transistor en 1947 et son industrialisation dans les années 1960, que les appareils informatiques ont pris leur forme finale, celle qu'ils ont toujours actuellement.

L'informatique moderne

L'ère de l'informatique moderne commença après la Seconde Guerre mondiale, avec l'invention du transistor, puis du circuit intégré quelques années plus tard. L'utilisation de ces composants électroniques à la place des relais électromécaniques et de tubes à vide ont permis de rendre les appareils à la fois plus petits, plus complexes, plus économiques et plus fiables.

Au même moment, le mathématicien Alan Turing théorise le premier ce qu'est un ordinateur, avec son concept de machine universelle de Turing.

Le domaine de l'informatique est par conséquent un domaine récent, basé sur des sciences originaires de l'Antiquité (la cryptographie) et des expériences menées au XVIIe siècle, comme par exemple la machine à calculer de Blaise Pascal. Ce n'est qu'à la fin de la Seconde Guerre Mondiale que l'informatique a été reconnue comme un domaine scientifique et technologique à part entière.

La série de livres The Art of Computer Programming de Donald Knuth, sortie à partir des années 1960, fait ressortir les aspects mathématiques de la programmation informatique[14]. Edsger Dijkstra, Niklaus Wirth et Christopher Strachey travaillent et publient dans le même sens.

On demandait à Donald Knuth dans les années 1980 s'il valait mieux selon lui rattacher l'informatique principale au génie électrique — ce qui est fréquemment le cas dans les universités américaines — ou à un département de mathématiques. Il répondit : «Je la classerais volontiers entre la plomberie et le dépannage automobile» pour souligner le côté toujours artisanal de cette jeune science. Cependant, le fort caractère scientifique des trois premiers volumes de son encyclopédie suggère qu'il s'agit là d'une boutade de sa part.

La miniaturisation des composants et la réduction des coûts de production, associées à un besoin de plus en plus pressant de traitement des informations de toutes sortes (scientifiques, financières, commerciales, etc. ) a entraîné une diffusion de l'informatique dans l'ensemble des couches de l'économie comme de la vie de l'ensemble des jours.

Des études en psychologie cognitive et en ergonomie réalisées dans les années 1970 par Xerox sont à l'origine de l'usage des interfaces homme-machine graphique en vue de simplifier l'utilisation des outils informatiques.

La démocratisation de l'utilisation d'Internet - réseau basé sur ARPANET - depuis 1995, a amené les outils informatiques à être de plus en plus utilisés comme moyen de télécommunication, à la place des outils tels que la poste ou le téléphone.

En France, l'informatique a commencé à vraiment se développer uniquement dans les années 1960, avec le Plan Calcul. Depuis lors, les gouvernements successifs ont mené des politiques diverses en faveur de la Recherche scientifique, l'Enseignement, la tutelle des Télécommunications, la nationalisation d'entreprises clés.

La science informatique

Article détaillé : Informatique théorique.

La science informatique est une science formelle, son objet d'étude est le calcul[15], calcul au sens large, c'est-à-dire non limité exclusivement à la manipulation des nombres, mais de tout type d'information qu'on peut représenter de manière symbolique, autrement dit à travers une suite de symboles (comme 0 et 1). Ainsi, par exemple, textes, séquences d'ADN, images (numérisées), sons (numérisés) ou formules logiques peuvent faire l'objet de calculs. Selon les contextes, on parle d'un calcul, d'un algorithme, d'un programme, d'une procédure, etc.

Calculabilité

Article détaillé : Calculabilité.

Un algorithme est une manière systématique de procéder pour arriver à calculer un résultat[16]. Un des exemples classiques est l'algorithme d'Euclide du calcul du «Plus grand commun diviseur» (PGCD) qui remonte au moins à 300 ans av. J. -C.
Mais il s'agit déjà d'un calcul complexe ; toujours avant cela, le simple fait d'utiliser un abaque demande d'avoir réfléchi sur un moyen systématique (et correct) d'utiliser cet abaque pour réaliser des opérations arithmétiques.

Des algorithmes existent par conséquent depuis l'Antiquité, mais ce n'est que depuis les années 1930, avec les débuts de la théorie de la calculabilité que les scientifiques se sont posés la question «qu'est ce qu'un modèle de calcul ?» et «est-ce que tout est calculable ?». Une des premières choses a été pour les scientifiques de répondre de manière formelle à ces deux questions.

Il existe de nombreux modèles de calcul, mais les deux plus centraux sont la «machine de Turing» et le «lambda calcul». Ces deux dispositifs formels définissent des objets qui peuvent représenter ce qu'on nomme des procédures de calcul, des algorithmes ou des programmes. Ils définissent ensuite un moyen systématique d'appliquer ces procédures, c'est-à-dire de calculer.

Le résultat principal de la calculabilité est certainement la thèse de Church[17] qui postule que l'ensemble des modèles de calcul ont la même puissance. C'est-à-dire qu'il n'existe pas une procédure qu'on pourrait exprimer dans un modèle mais pas dans un autre.

Un deuxième résultat essentiel est l'existence de fonctions incalculables, une fonction étant ce que calcule une procédure ou un algorithme (ceux-ci désignant plutôt comment faire le calcul). On peut montrer qu'il existe des fonctions, bien définies, pour lesquelles il n'existe pas de procédure pour les calculer. L'exemple le plus connu étant certainement le problème de l'arrêt qui montre qu'il n'existe pas de machine de Turing calculant si une autre machine de Turing donnée s'arrêtera (et par conséquent donnera un résultat) ou non. Selon la thèse de Church-Turing, l'ensemble des modèles de calcul sont équivalents, donc ce résultat s'applique aussi aux autres modèles, ce qui inclut les programmes et logiciels qu'on peut trouver dans les ordinateurs courants. À noter qu'il existe un lien particulièrement fort entre les fonctions qu'on ne peut pas calculer et les problèmes qu'on ne peut pas décider (voir Décidabilité et indécidabilité).

Algorithmique

Article détaillé : Algorithmique.

Une fois la notion de calcul définie, la suite a été de se consacrer à l'algorithmique, c'est-à-dire l'étude des algorithmes.
L'objectif est de trouver effectivement des procédures correctes et de les comparer entre elles. En effet, l'ensemble des algorithmes ne se valent pas : le nombre d'opérations nécessaires pour arriver au résultat change d'un algorithme à l'autre. Ce nombre d'opération, nommé la complexité algorithmique est le sujet de la théorie de la complexité des algorithmes, qui forme une préoccupation principale en algorithmique.

La complexité algorithmique sert surtout à déterminer comment le nombre d'opérations nécessaires évolue selon le nombre d'éléments à traiter (la taille des données)  :

Nous arrivons désormais à un problème ouvert essentiel en informatique : «P est-il égal à NP ?»[18]

En simplifiant beaucoup : P est «la totalité des problèmes pour lesquels on connaît un algorithme efficace» et NP «la totalité des problèmes pour lesquels on connaît un algorithme efficace pour vérifier une solution à ce problème».
Et en simplifiant toujours plus : existe-t-il des problèmes complexes ? Des problèmes pour lesquels il n'existe pas d'algorithme efficace.

Cette question est non seulement d'un grand intérêt théorique mais également pratique. En effet la plupart de problèmes courants et utiles sont des problèmes qu'on ne sait pas résoudre de manière efficace. C'est d'ailleurs un des problèmes du prix du millénaire et le Clay Mathematical Institute s'est engagé à verser un million de aux personnes qui en trouveraient la solution.

Comme nous venons de le dire : c'est un problème ouvert, par conséquent formellement il n'y a pas de réponse reconnue. Mais, en pratique, la majorité des spécialistes s'accordent pour penser que P≠NP, c'est-à-dire qu'il existe effectivement des problèmes complexes qui n'admettent pas d'algorithme efficace.

Cryptologie

Article détaillé : Cryptologie.

Ce type de problème de complexité algorithmique est directement utilisé en cryptologie. En effet les méthodes de cryptologie modernes reposent sur l'existence d'une fonction facile à calculer qui possède une fonction réciproque complexe à calculer. C'est ce qui sert à chiffrer un message qui sera complexe à décrypter (sans la clé).
La plupart des chiffrements (méthode de cryptographie) reposent sur le fait que la procédure de Décomposition en produit de facteurs premiers n'a pas d'algorithme efficace connu. Si quelqu'un trouvait un tel algorithme il serait capable de décrypter la majorité des cryptogrammes aisément. On sait d'ailleurs qu'un calculateur quantique en serait capable, mais ce genre d'ordinateur n'existe pas, en tout cas pour l'instant.

Autre

Plus il y a peu de temps, ainsi qu'à la frontière avec la logique mathématique : la correspondance de Curry-Howard a jeté un pont entre le monde des démonstrations formelles et celui des programmes.

Voici aussi l'étude de la mécanisation des procédés de calcul et de pensée qui a permis de mieux comprendre la réflexion humaine, et apporté des éclairages en psychologie cognitive et en linguistique[19], [20].

Les technologies de l'information et de la communication

Le terme technologies de l'information et de la communication sert à désigner un secteur d'activité et un ensemble de biens qui sont des applications pratiques des connaissances scientifiques en informatique ainsi qu'en électronique numérique, en télécommunication, en sciences de l'information et de la communication et en cryptologie.

Le système de numération binaire est le dispositif utilisé actuellement dans l'ensemble des appareils en électronique numérique pour représenter l'information sous une forme qui peut être manipulée par des composants électroniques.

Les appareils informatiques sont équipés de quatre unités qui servent respectivement à entrer des informations, les stocker, les traiter puis les faire ressortir de l'appareil. Les informations circulent entre les pièces des différentes unités par des lignes de communication - les bus. Le processeur est la pièce centrale qui anime l'appareil en suivant les instructions des programmes qui sont enregistrés à l'intérieur.

Les appareils informatiques

Logiciel d'ordinateur dans un distributeur de billets

Il existe actuellement une gamme étendue d'appareils capables de traiter automatiquement des informations.

De ces appareils, l'ordinateur est le plus connu, le plus ouvert, le plus complexe et un des plus anciens. L'ordinateur est une machine modulable et universelle qui peut être adaptée à de nombreuses tâches par ajout de matériel et/ou de logiciel.

Un système embarqué est un appareil équipé de matériel et de logiciel informatique, et dédié à une tâche bien précise. Ci-dessous quelques exemples :

Le matériel informatique

Article détaillé : Matériel informatique.

Le matériel informatique (ou hardware, de l'anglais) est un assemblage d'équipements qui peuvent être de différentes marques. Le respect des normes industrielles par les différents fabricants assure le fonctionnement de la totalité.

Le boîtier et les périphériques

Carte interchangeable, circuit imprimé assurant support et liaison pour les composants numériques

L'intérieur du boîtier d'un appareil informatique contient un ou plusieurs circuits imprimés sur lesquels sont soudés des composants électroniques et des connecteurs. La carte mère est le circuit imprimé central, sur lequel sont connectés l'ensemble des autres équipements.
Les périphériques sont par définition les équipements localisés hors du boîtier.

Un bus est un ensemble de lignes de communication qui servent aux échanges d'information entre les composants de l'appareil informatique. Les informations sont transmises sous forme de suites de signaux électriques. Chaque impulsion électrique correspond à un bit (la plus petite information manipulable par informatique).

Équipements d'entrée

Les périphériques d'entrée servent à commander l'appareil informatique ou à y envoyer des informations.

L'envoi des informations se fait par le procédé de numérisation.

La totalité des systèmes de commande et les périphériques de sortie directement associés forment une façade de commande nommée interface homme-machine.

La numérisation est le procédé de transformation d'informations brutes (une page d'un ouvrage, les listes des éléments périodiques... ) en suites de nombres binaires pouvant être manipulées par un appareil informatique. La transformation est faite par un circuit électronique. La construction du circuit change selon la nature de l'information à numériser.

Stockage d'information

Une mémoire est un système électronique (circuit intégré) ou électromécanique conçu pour conserver des informations dans un appareil informatique.

Processeur

Processeur

Un processeur est un composant électronique qui exécute des instructions.

Un appareil informatique contient au minimum un processeur, ou alors 2, 4, ou plus. Les ordinateurs géants contiennent des centaines, ou alors des milliers de processeurs.

L'acronyme CPU (en anglais Central Processor Unit) sert à désigner l'ou les processeurs centraux de l'appareil. L'exécution des instructions par l'ou les CPU influence tout le déroulement des traitements.

Un microprocesseur multi-cœur réunis plusieurs circuits intégrés de processeur dans un seul boîtier. Un composant électronique construit de cette manière effectue le même travail que plusieurs processeurs.

Équipements de sortie

Les équipements de sortie servent à présenter les informations provenant d'un appareil informatique sous une forme reconnaissable par un humain.

Équipements de réseau

Transmission par câbles

Les équipements de réseau servent à la communication d'informations entre des appareils informatiques, en particuler à l'envoi d'informations, à la réception, à la retransmission, et au filtrage.

Les communications peuvent se faire par câble, par onde radio, par satellite, ou par fibre optique.

Un protocole de communication est une norme industrielle relative à la communication d'informations. La norme établit tout autant le point de vue électronique (tensions, fréquences) que le point de vue informationnel (choix des informations, format) mais aussi le déroulement des opérations de communication (qui initie la communication, comment réagit le correspondant, combien de temps dure la communication, etc. ).

Selon le modèle OSI - qui comporte 7 niveaux, une norme industrielle (en particulier un protocole de communication) d'un niveau donné peut être combinée avec n'importe quelle norme industrielle d'une couche localisée en dessus ou en dessous.

Une carte réseau est un circuit imprimé qui permet de recevoir et envoyer des informations conformément à un ou plusieurs protocoles.

Un modem est un équipement qui permet de envoyer des informations sous forme d'un signal électrique modulé, ce qui permet de les faire passer sur une ligne de communication analogique telle une ligne téléphonique.

Le logiciel informatique

Article détaillé : Logiciel.

Un logiciel est un ensemble d'informations relatives à un traitement automatisé. Un logiciel contient des suites d'instructions qui décrivent en détail les algorithmes en rapport avec un traitement d'informations mais aussi les informations relatives à ce traitement (valeurs clés, textes, images, etc. ).

Un ensemble d'instructions est nommé un programme informatique.
Un algorithme est une suite d'opérations qui permettent d'obtenir un résultat. L'exécution de la même suite d'opérations (par un humain ou une machine) donnera toujours le même résultat.
Catégories de logiciels

Un appareil informatique peut contenir de très nombreux logiciels, organisés en trois catégories :

Un logiciel embarqué, un logiciel libre, un logiciel propriétaire font référence à une manière de distribuer le logiciel. Voir «Marché de l'informatique».

Les algorithmes des logiciels font usage des résultats des recherches en intelligence artificielle. Et les logiciels font fréquemment usage de métaphores : c'est une pratique du langage qui consiste à expliquer une situation nouvelle en faisant ressemblance à une situation antérieure et connue. Dans un logiciel qui automatise une activité, les automatismes du logiciel sont présentés sous forme de symboles qui représentent les activités effectués par des «acteurs». Avant l'automatisation de l'activité, ces acteurs étaient des humains ou des machines.

Les instructions disponibles changent d'un processeur à l'autre. Un logiciel donné peut fonctionner seulement sur un appareil informatique dont le jeu d'instructions du processeur correspond à celui qui est utilisé par ce logiciel. Le processeur est alors dit compatible avec le logiciel, et vice versa.

Logiciel applicatif

Un logiciel applicatif ou application informatique contient les instructions et les informations relatives à une activité automatisée par un appareil informatique (informatisée). Il peut s'agir d'une activité de production (exemple : activité professionnelle), de recherche, ou de loisir.

Domaines d'activités informatisées

Lire en ligne : IEEE Computer Society - Keywords[22].

Logiciel dispositif

Un logiciel dispositif contient les instructions et les informations relatives à des opérations de routine susceptibles d'être exécutées par plusieurs logiciels applicatifs. Un logiciel dispositif permet de fédérer, unifier et aussi simplifier les traitements d'un logiciel applicatif. Les logiciels dispositifs contiennent fréquemment des bibliothèques logicielles.

Quand un logiciel applicatif doit effectuer une opération de routine, ce dernier fait appel au logiciel dispositif par un mécanisme nommé appel dispositif. La façade constituée par la totalité des appels dispositifs auquel un logiciel dispositif peut répondre est nommée Interface de programmation ou API (acronyme de l'anglais Application programming Interface).

Un logiciel applicatif effectue typiquement la plupart d'appels dispositif, et donc peut fonctionner seulement avec un dispositif d'exploitation dont l'interface de programmation correspond. Le logiciel est alors dit compatible avec ce dispositif d'exploitation, et vice versa.

Le dispositif d'exploitation
Article détaillé : Système d'exploitation.

Le dispositif d'exploitation est un logiciel dispositif qui contient la totalité des instructions et des informations relatives à l'utilisation commune du matériel informatique par les logiciels applicatifs.

Les traitements effectués par le dispositif d'exploitation incluent : répartition du temps d'utilisation du processeur par les différents logiciels (multitâche), répartition des informations en mémoire vive et en mémoire de masse. En mémoire de masse, les informations sont groupées sous formes d'unités logiques nommées fichiers.

Les traitements effectués par le dispositif d'exploitation incluent aussi les mécanismes de protection contre l'utilisation simultanée par plusieurs logiciels applicatifs d'équipements de matériel informatique qui par nature ne peuvent pas être utilisés de manière partagée (voir Exclusion mutuelle).

POSIX est une norme industrielle d'une interface de programmation qui est appliquée dans de nombreux dispositifs d'exploitation, surtout la famille UNIX.

L'environnement graphique
Environnement graphique

L'environnement graphique est le logiciel dispositif qui organise automatiquement l'utilisation de la surface de l'écran par les différents logiciels applicatifs et redirige les informations provenant des systèmes de pointage (souris). L'environnement graphique est fréquemment partie intégrante du dispositif d'exploitation.

Le dispositif de gestion de base de données

Une base de données est un stock structuré d'informations.

Un système de gestion de base de données (sigle : SGBD) est un logiciel dispositif dont les traitements consistent à l'organisation du stockage d'informations dans une ou plusieurs bases de données. Les informations sont disposées de façon à pouvoir être aisément modifiées, triées, classées, ou supprimées. Les automatismes du SGBD incluent aussi des protections contre l'introduction d'informations incorrectes, contradictoires ou dépassées[23].

Micrologiciel

Puce contenant un micrologiciel

Le micrologiciel est fréquemment distribué sur une puce de mémoire morte qui fait partie intégrante du matériel en question.

L'informatique appliquée

Le traitement de l'information s'appliquant à l'ensemble des domaines d'activité, on[Qui ?] pourra les trouver associés au mot informatique. Ainsi, on[Qui ?] pourra parler d'informatique médicale si ces outils sont utilisés par exemple dans l'aide au diagnostic, et ce champ d'activité se rapportera plutôt à l'informatique scientifique décrit ci-dessous ; ou bien on[Qui ?] parlera d'informatique bancaire ; il s'agira alors des dispositifs d'information bancaire qui relèvent plutôt de l'informatique de gestion, de la conception et de l'implantation de produits financiers qui relève plutôt de l'informatique scientifique et des mathématiques, ou encore de l'automatisation des salles de marché qui en partie relève de l'informatique temps réel. On[Qui ?] peut schématiquement distinguer les grands différents types suivants :

Jusqu'en 1962, la mécanographie, et ensuite la simple mécanisation de la mécanographie connue sous le terme «informatique fiabilisée par la transistorisation», savait faire tout ce qui est énuméré ci-dessus, sauf de la comptabilité générale avec suivi des créances innové par Le lettrage conversationnel de qualification des écritures, en 1962 en Grandes entreprises.
Gilbert Bitsch, chef de projets à la SACM de Mulhouse, réalisa le premier positionnement de compte sur une tabulatrice IBM 421, un outil de la mécanographie, réalisation qui ouvrait la comptabilité à l'informatique. Cette révolution en gestion mit fin à l'ère des ateliers de machines comptables en grandes entreprises ;

Exemples d'applications

Terminologie de l'informatique

Article détaillé : Terminologie informatique.

L'informatique est un secteur d'activité scientifique et industriel important aux États-Unis, en Europe et au Japon. Les produits et services de cette activité s'échangent dans le monde entier. Les produits immatériels tels que les connaissances, les normes, les logiciels ou les langages de programmation circulent particulièrement rapidement par l'intermédiaire des réseaux informatiques et de la presse spécialisée, et sont suivis par les groupes de veille technologique des entreprises et des institutions. Les matériels informatiques peuvent être conçus sur un continent et fabriqués sur un autre.

L'anglais international est la langue véhiculaire du secteur d'activité. Il est enseigné dans les écoles[24]. C'est la langue des publications scientifiques mais aussi de nombreux ouvrages techniques. La grande majorité des langages de programmation utilisent le vocabulaire anglais comme base. Les termes peuvent provenir des instituts de recherche, des entreprises, ou des organismes de normalisation du secteur. De nombreux néologismes sont des abréviations ou des mots-valise basés sur des mots en anglais. Le grand nombre d'anglicismes reflète la domination actuelle des États-Unis sur ce marché. [25]

L'usage d'abréviations joue le même rôle que celui des formules chimiques : L'ébauche d'une nomenclature internationale qui favorise l'accès des lecteurs non anglophones à la littérature informatique. Il existe en outre un phénomène d'emprunt lexical réciproque entre les languages de programmation - dont le lexique est basé sur l'anglais, et le jargon informatique. [26]

Le marché de l'informatique

On trouve dans le monde à peu près 1 milliard de micro-ordinateurs[27], 300 000 stations de travail, quelques dizaines de milliers de mainframes, et 2 000 superordinateurs en état de marche.

On ne connaît pas avec certitude la part de marché occupée par l'industrie des systèmes embarqués, mais on estime que l'informatique représente le tiers du coût d'un avion ou d'une voiture[28].

La distribution des produits informatiques est faite sous la forme de multiples canaux de distribution, parmi lesquels on compte la vente directe, l'e-commerce, les chaînes de revendeurs, les groupements de revendeurs, la vente par correspondance.

Les grossistes informatiques ont un rôle clef dans la distribution informatique et sont un point de passage quasi obligé pour les sociétés qui ont choisi la vente indirecte (par un réseau de revendeurs). Les grossistes, qu'ils soient généralistes ou spécialisés, adressent la grande variété de petits points de vente ou les sociétés de service pour lesquelles l'activité de négoce représente un volume d'activité faible.

Aujourd'hui la majorité des constructeurs sont spécialisés soit dans le matériel, soit dans le logiciel, soit dans les services.
Apple et Oracle (Sun) sont parmi les seuls constructeurs spécialisés à la fois dans le matériel et le logiciel. IBM et HP sont parmi les seuls constructeurs spécialisés à la fois dans le matériel et les services.

Dans le sultanat d'Oman entre 2002 et 2005, 16 % des ventes concernaient du logiciel, 30 % concernait des ordinateurs, 28 % concernait des services, et 25 % concernait des équipements de transmission[29].

En Autriche, en 2007, 21 % des ventes concernent le logiciel, 34 % concernent le matériel, et 45 % concernent des services[30].

Histoire

Historiquement, le matériel informatique était distribué par les grands constructeurs qui traitaient en direct avec leurs clients ; la majorité de ceux-ci étant de grandes entreprises ou des organismes publics. Les logiciels étaient créés par les clients. Les constructeurs fournissaient seulement un système d'exploitation, et assistaient leurs clients par l'organisation de cours de programmation à la formation des analystes programmeurs. Au fur et à mesure de la baisse des prix des dispositifs, le marché s'est élargi, obligeant plusieurs constructeurs à se structurer pour mieux diffuser leur produit ainsi qu'à s'appuyer sur des partenaires.
Ces partenaires étaient au départ mono-marque et travaillaient fréquemment sous la forme d'agent semi-exclusif, puis ils se sont transformés au fil du temps en revendeurs indépendants multi-marques.

Dans les années 1980, en même temps que les premiers micro-ordinateurs, sont apparus les premiers éditeurs spécialisés dans le logiciel.

Depuis 1987, le marché du micro-ordinateur est le principal secteur du marché informatique, et les micro-ordinateurs, originellement utilisés à des fins domestiques, sont désormais beaucoup utilisés dans les entreprises et les institutions, où ils tendent à remplacer les stations de travail et les mainframes.

Du fait de la croissance particulièrement rapide du marché, vecteur de forte concurrence, de nombreuses sociétés ont disparu dans les années 1980. Des 14 grands fabricants de l'époque, il n'en reste actuellement[Quand ?] plus que deux[31]. [Qui ?]

Marché du matériel

L'ordinateur est un appareil modulable, construit par assemblage de composants de différentes marques.
Le développement et la construction des composants est le fait de quelques marques particulièrement spécialisées. La majorité des constructeurs d'ordinateurs sont des assembleurs : un assembleur est une société qui vend des ordinateurs fabriqués par assemblage de composants provenant d'autres marques, y compris de concurrents.

La loi de Moore

Alignement à la loi de Moore

En 1965, Gordon Earle Moore, co-fondateur d'Intel, un grand fabricant de microprocesseurs, émettait la Loi de Moore. Cette loi, basée sur l'observation, prévoit que la complexité des microprocesseurs doublerait l'ensemble des 18 mois. Quarante ans plus tard, cette observation se confirme toujours. Selon le magazine Ligne de crédit, l'alignement à la Loi de Moore n'est pas le fait du hasard, mais une volonté de l'industrie informatique[32].

L'offre en matériel

Le matériel informatique est actuellement produit par diverses multinationales, surtout du Japon et de Taïwan. Exemples :

En Autriche, les principales marques d'ordinateur sont , en 2007 : Hewlett-Packard (Palo Alto, États-Unis), Dell, (Round Rock, États-Unis), Fujitsu (Japon), Siemens (Berlin, Allemagne), Sony (Tokyo, Japon) et Acer (Taïwan) [30].

Les principales marques de consoles de jeux sont en 2007 : Sony (Tokyo, Japon), Nintendo (Kyoto, Japon), et Microsoft (Redmond, États-Unis) [33].

Marché du logiciel

La fabrication d'un logiciel (développement) demande particulièrement peu de moyens techniques, et par contre énormément de temps et de savoir-faire.

Il existe actuellement un très grand nombre d'auteurs de logiciels, il peut s'agir de multinationales comme Microsoft, de petites entreprises locales, ou alors de spécifiques ou de bénévoles.

Les grosses entreprises, utilisant du matériel informatique pour leurs propres besoins, ont fréquemment des équipes spécialisées, qui créent des logiciels sur mesure pour les besoins de l'entreprise. Ces logiciels ne seront jamais mis sur le marché.

Dans des secteurs industriels comme par exemple l'aviation, des équipes créent des logiciels pour les systèmes embarqués de ce secteur. Ces logiciels ne sont jamais mis sur le marché séparément.

Un logiciel étant un ensemble d'informations, il peut être transmis par les moyens de télécommunications. Le téléchargement est l'opération qui consiste à utiliser un réseau de télécommunication pour récupérer un logiciel en provenance d'un autre appareil. Le e-commerce est l'activité qui consiste à vendre des logiciels (ou d'autres biens) en les distribuant par des réseaux de télécommunication comme par exemple Internet.

Terminologie de la distribution de logiciels

On peut distinguer quatre grands types de logiciels : libres, propriétaires, shareware, freeware, selon le type de contrat de licence qui régit leur distribution, utilisation et copie.

L'offre générale en logiciels

Il existe actuellement une offre particulièrement large de logiciels, de l'ensemble des types : libres, propriétaires, shareware, freeware.

L'industrie du logiciel est un des principaux secteurs économiques en Europe ainsi qu'aux États-Unis. De nombreux constructeurs de logiciels sont aux États-Unis. La création de logiciels applicatifs représente 52 % de l'activité[34].

Si le Japon est un des pays les mieux équipés en matériel informatique, on y trouve les plus grands fabricants de matériel, il n'en va pas de même pour le logiciel, et de nombreux logiciels posent des problèmes pour l'écriture de textes en utilisant l'alphabet japonais[35].

Il existe en 2008 à peu près 80 systèmes d'exploitation différents. Le marché est beaucoup occupé par la famille Windows : cette famille de dispositifs d'exploitation, propriété de Microsoft (Redmond, États-Unis) occupe à peu près 90 % du marché des dispositifs d'exploitation pour ordinateurs personnels. La société Microsoft a fait l'objet de divers procès pour monopolisation du marché[36].

L'offre en logiciels libres

GNU est un projet de dispositif d'exploitation lancé en 1985, entièrement basé sur des produits open source. Linux est un dispositif d'exploitation open source, rédigé par une équipe de plus de 3 200 bénévoles. La valeur de revente de Linux est estimée à plus de 1, 4 milliard de dollars[37].

L'offre en logiciels libres consiste surtout en des ensembles qui contiennent à la fois des produits GNU et Linux. Ils sont distribués avec des magazines, ou mis à disposition pour le téléchargement.

Le piratage

Vendeur pirate

Le piratage consiste à utiliser ou à mettre à disposition tout ou partie d'un logiciel tandis que sa licence ne l'autorise pas.
La licence d'utilisation ressemble à un contrat (dont la valeur juridique fluctue selon les pays) accepté implicitement par tout acheteur d'un logiciel (ou explicitement lors de l'installation ou du premier lancement de ce dernier).
Par cette licence, l'éditeur autorise surtout l'acheteur à utiliser le logiciel. La vente de licences d'utilisation est la première source de revenus de nombreux éditeurs logiciels et le piratage représente pour eux un important manque à gagner.

L'opération se déroule de la manière suivante : Un pirate met à disposition d'autrui une copie d'un logiciel légalement acquis. Le logiciel copié est quelquefois strictement semblable à l'original, mais la licence n'est pas authentique et la vente forme un acte de contrefaçon. Le piratage touche le marché du logiciel comme les marchés d'autres biens immatériels tels que la musique ou la vidéo.

Les éditeurs vendent fréquemment leur logiciel accompagné de services tels que garantie et mises à jour, des services qui ne sont , la majorité du temps, disponibles que sur les logiciels légalement acquis.

Le nombre de copies de logiciels vendues par des pirates est plus ou moins élevé selon les pays. Selon la Business Software Alliance, en Algérie 85 % des logiciels vendus en 2008 seraient issus du piratage[38]. Toujours selon la Business Software Alliance, au Luxembourg, ce taux aurait été de 21 % en 2007, ce qui serait le taux le plus bas du monde[39].

Marché des services

Le marché des services est un marché assez récent et en forte progression. Le commerce de services consiste essentiellement en la vente et l'exécution de mandats concernant des modifications sur des systèmes d'information d'entreprises ou de collectivités.

Les dispositifs d'information des entreprises sont quelquefois composés de centaines d'ordinateurs, sur lesquels sont exécutés des centaines de logiciels de manière simultanée. Il existe de nombreux liens entre les différents logiciels et les différents ordinateurs, et le simple fait d'arrêter un seul des éléments risque de déranger des milliers d'usagers, ou alors de provoquer le chômage technique de l'entreprise.

Selon le cabinet Gartner Dataquest, les services informatiques ont généré 672, 3 milliards de dollars dans le monde en 2006. Soit un marché en augmentation de 6, 4 % comparé à 2005[40].

Un consultant est une personne chargée d'une mission de services.

L'offre en services

De nombreuses SSII se trouvent aux États-Unis et en Inde. Parmi les leaders du marché on trouve IBM - la plus ancienne société d'informatique toujours en activité, mais aussi EDS, Accenture et Hewlett-Packard, toutes originaires des États-Unis.

Les principaux sujets des mandats sont la création de logiciels sur mesure, la mise en place de progiciels et la modification des fichiers de configuration suivant les besoins, des opérations de réglage, d'expertise et de surveillance du dispositif informatique. En France la majorité des constructeurs de logiciels sont des SSII.

Métiers et activités

L'informaticien est en général une personne qui travaille dans le secteur de l'informatique. Il existe dans ce secteur diverses activités qui sont orientées vers la création de logiciels ou la maintenance d'un dispositif informatique - matériel et logiciels.

Le secteur dépend aussi des activités des fabricants de semiconducteurs et de pièces détachées, des assembleurs, mais aussi des fournisseurs de télécommunication et des services d'assistance.

Maintenance d'un dispositif informatique

La maintenance d'un dispositif informatique consiste à la préparation d'ordinateurs tels que serveurs, ordinateurs personnels, mais aussi la pose d'imprimantes, de routeurs ou d'autres appareils. L'activité consiste aussi au dépannage des machines, à l'adaptation de leur configuration, l'installation de logiciels tels que systèmes d'exploitation, systèmes de gestion de base de données ou logiciels applicatifs, mais aussi divers travaux de prévention des pannes, des pertes ou des fuites d'informations telles que l'attribution de droits d'accès ou la création régulière de copies de sauvegarde (backup en anglais).

Le directeur informatique décide des évolutions du dispositif informatique dans les grandes lignes, conformément à la politique d'évolution de la société qui l'emploie. Il sert d'intermédiaire entre les fournisseurs et les clients (employés de l'entreprise), mais aussi la direction générale. Il propose des budgets, des évolutions, puis mandate des fournisseurs pour des travaux.

L'ingénieur dispositif travaille à la mise en place et l'entretien du dispositif informatique : la pose de matériel informatique, l'installation de logiciels tels que systèmes d'exploitation, systèmes de gestion de base de données ou logiciels applicatifs, et le réglage des paramètres de configuration des logiciels.

L'administrateur de bases de données est chargé de la disponibilité des informations contenues dans des bases de données et la bonne utilisation des systèmes de gestion de base de données - les logiciels qui mettent à disposition les informations et qui occupent une place stratégique dans de nombreuses entreprises. Il s'occupe des travaux de construction, d'organisation et de transformation des bases de données, mais aussi du réglage des paramètres de configuration du dispositif de gestion de base de données et de l'attribution de droit d'accès sur le contenu des bases de données.

Le responsable d'exploitation veille à la disponibilité constante du dispositif informatique. Il effectue des tâches de sauvegarde régulière en vue de prévenir la perte irrémédiable d'informations, organise les travaux de transformation du dispositif informatique en vue limiter la durée des mises hors service et attribue des droits d'accès en vue de limiter les possibilités de manipulation du dispositif informatique au strict indispensable pour chaque usager - ceci en vue de prévenir des pertes ou des fuites d'information.

Création de logiciels

Le génie logiciel consiste à la création de nouveaux logiciels mais aussi la transformation et la correction de logiciels existants. En font partie la définition d'un cahier des charges pour le futur logiciel, l'écriture du logiciel dans un ou l'autre langage de programmation, le contrôle du logiciel créé, la planification et l'estimation du budget des travaux.

Dans une équipe d'ingénieurs, le chef de projet est chargé d'estimer la durée des travaux, d'établir un planning, de distribuer les tâches entre les différents membres de l'équipe, puis de veiller à l'avancée des travaux, au respect du planning et du cahier des charges. Le chef de projet participe aussi à la mise en place du logiciel chez le client et récolte les avis des usagers.

L'analyste-programmeur est chargé d'examiner le cahier des charges du futur logiciel, de déterminer la liste de les l'ensemble des tâches de programmation indispensable pour mettre en œuvre le logiciel. Il est chargé de déterminer les automatismes les mieux appropriés selon le cahier des charges et des possibilités existantes sur le dispositif informatique. L'analyste-programmeur est ensuite chargé d'effectuer les modifications nécessaires dans le logiciel, de rédiger ou de modifier le code source du logiciel et de vérifier son bon fonctionnement.

L'architecte des dispositifs d'informations est chargé de déterminer, d'organiser et de cartographier les grandes lignes de dispositifs informatiques ou de logiciels. Il réalise des plans d'ensemble, détermine les composants (logiciel et matériel) principaux de la totalité, mais aussi les flux d'informations entre ces composants. Lors de la création de nouveaux logiciels il est chargé de découper le futur logiciel en composants, puis d'organiser et de cartographier le logiciel et les produits connexes.

Sous-traitance et infogérance

Les entreprises et les institutions qui ont un dispositif informatique de grande ampleur ont fréquemment une équipe d'informaticiens qui travaillent à la maintenance du dispositif ainsi qu'à la création de logiciels pour le compte de l'entreprise. Cette équipe, dirigée par le directeur informatique peut faire appel à des éditeurs de logiciel ou des sociétés de services en ingénierie informatique (abréviation SSII) pour certains travaux. A titre d'exemple, quand l'équipe interne est trop peu nombreuse ou ne possède pas les connaissances nécessaires. Les entreprises peuvent aussi faire appel à des consultants - des employés d'une société tierce - pour prêter main forte ou conseiller leur équipe sur un sujet précis.

L'infogérance consiste à déléguer toute la maintenance du dispositif d'information à une société de services. Ces services sont quelquefois réalisés offshore : des équipes délocalisées (quelquefois localisées dans un pays lointain) pilotent les ordinateurs à travers les réseaux informatiques (télémaintenance).

Informatique et développement durable

On applique fréquemment l'adjectif «virtuel» ou «immatériel» aux produits de l'informatique, ce qui pourrait laisser croire que l'informatique est peu consommatrice de ressources naturelles. Jean-Marc Jancovici montre que la dématérialisation, fréquemment présentée comme une solution pour le développement durable de l'économie, ne s'est pas accompagnée d'une diminution des flux physiques comparé aux flux d'information[41]. En pratique, dans les années 2010, les directions des dispositifs d'information sont le plus souvent tenues à l'écart des programmes de développement durable des entreprises.

On se rend compte actuellement, avec les premières études des experts en informatique verte, que l'informatique serait directement à l'origine de 5 % des émissions de gaz à effet de serre de la France[42]. L'informatique générerait aussi une forte consommation d'électricité.

L'application des principes de développement durable à l'informatique se décompose en plusieurs étapes principales[43]. Particulièrement schématiquement :

À terme, le développement durable devrait faire évoluer les modèles employés en informatique. Il est en effet indispensable d'expliciter la sémantique des données, documents ou modèles, ce qui relève de la branche de l'informatique nommée représentation des connaissances. Plusieurs projets en écoinformatique se déroulent dans le cadre d'initiatives telles que le web sémantique[44].

Notes et références

  1. En anglais : Computer science is no more about computers than astronomy is about telescopes.
  2. "Computer science is the study of information" Department of Computer and Information Science, Gutenberg Information Technologies
  3. "Computer science is the study of computation. " Computer Science Department, College of Saint Benedict, Saint John's University
  4. "Computer Science is the study of all aspects of computer systems, from the theoretical foundations to the very practical aspects of managing large software projects. " Massey University
  5. Michel Volle - étymologie du mot informatique
  6. http ://www. snv. jussieu. fr/enseignement/DOB/Histoire. html
  7. [pdf] (en) Karl Steinbuch, Bernard Widrow, Reiner Hartenstein, Robert Hecht-Nielsen
  8. Compagnie Générale d'Informatique, Livret d'accueil des jeunes embauchés, 1981
  9. (en) European Computer Driving License Foundation
  10. L'informatique, Science, Technique et outil
  11. http ://monsite. orange. fr/franck. varenne. eng/page5. html
  12. http ://cugnot. cnam. fr :8000/SEARCH/BASIS/COLLEC/INTERNET/OBJET/DDW?W%3DDOM++PH+LIKE+%27CALCUL+MECANIQUE/CALCUL+INFORMATIQUE%27%26M%3D20%26K%3D520%26R%3DY%26U%3D1
  13. Marcel Detienne, Jean-Pierre Vernant, «Les ruses de l'intelligence - La mètis des Grecs»
  14. Donald Knuth, The Art of Computer Programming, tome 1 (fundamental algorithms), tome 2 (seminumerical algorithms), tome 3 (sorting and searching), tome 4 (combinatorial algorithms)
  15. Jean-Louis Giavitto, «Le calcul, une notion complexe à attraper», 2009
  16. Philippe Flajolet et Étienne Parizot, «Qu'est-ce qu'un algorithme ?», 2004
  17. Jean-Gabriel Ganascia, «Alan Turing : du calculable à l'indécidable», 2004
  18. Jean-Paul Delahaye, «P = NP, un problème à un million de dollars ?», 2007
  19. Sciences et informatique. le donnant-donnant
  20. Sciences cognitives et informatique - opposition et convergence
  21. Voir aussi (en) About Symbian OS dispositif d'exploitation pour téléphones portables
  22. (en) Associated Computer Machinery Taxonomy
  23. (en) Database functionality
  24. Initiation à l'anglais informatique.
  25. Pierre Guerlain, Miroirs transatlantiques : la France et les Etats-Unis entre passions et indifférences , Editions L'Harmattan - 1996, (ISBN 9782738440440)
  26. Pierre J. L. Arnaud, Philippe Thoiron, Université de Lyon II. Centre de recherche en terminologie et traduction, Aspects du vocabulaire, Presses Universitaires de Lyon, 1993, (ISBN 9782729704650)
  27. PC Adoption Worlwide
  28. [pdf] L'industrie du logiciel
  29. [pdf] Le marché informatique en Oman
  30. Le marché informatique autrichien
  31. Futur et évolution de la micro-informatique 1997 !
  32. Loi de moore j-10 ans
  33. Consoles et parts de marché
  34. [pdf] Étude de l'industrie du logiciel
  35. L'informatique au Japon
  36. L'UE s'inquiète des parts de marché de Microsoft
  37. L'écosystème linux
  38. L'Algérie premier pays du monde arabe dans le piratage
  39. Le piratage de logiciels en baisse
  40. Les services informatique en augmentation
  41. La croissance économique «fait-elle de l'effet de serre ?», paragraphe Que peut-on espérer de la «dématérialisation de l'économie ?»
  42. Rapport TIC et développement durable du gouvernement français
  43. Green IT : tentative de définition
  44. Un exemple d'une telle initiative

Annexes

Bibliographie

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"Informatique - Herve Piglowski"

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